PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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proposait en outre de rendre la soupape longitudinale impénétrable à l’airextérieur en la couvrant également avec de l’eau (1).
M. Hallette d’Arras, dont l’industrie déplore la perte récente, aprèsavoir étudié la question, et convaincu du parti qu’il y avait à tirer de l’appli-cation de la pression atmosphérique à la locomotion , a cherché et trouvéle modèle du joint hermétique longitudinal dans l’organisation naturellemême, c’est-à-dire dans l’élasticité de l’air.
Ce système breveté le 6 mars 18i4, sous le titre de système de tube pro-pulseur à fermeture hermétique, se compose de deux demi-cylindres longi-tudinaux b (fîg. 2, pl. 6), ou pour mieux dire, deux gouttières placées dechamp, qui se regardent par leur concavité et qui faisant corps avec le tubepneumatique A, sont disposées au-dessus de lui. Chacune de ces gouttièresloge un boyau a, en tissu souple et parfaitement étanche, pour l’air commepour l’eau. Lorsque les deux boyaux remplis d’air sont suffisamment gon-flés, ils se touchent l’un l’autre dans une partie de leur surface, agissentcomme les lèvres de la bouche de l’homme, et interceptent ainsi complète-ment la communication entre l’intérieur du tube pneumatique et l’air exté-rieur. Le piston vient-il à se mouvoir, la tige qui l’unit aux wagons se glisseentre les deux tuyaux, qui se rejoignent immédiatement après son passage.Cette tige, dont la section horizontale est celle d’un double ménisque oulentille , et qui pénètre ainsi à la manière d’un coin entre les deux boyaux,n’exerce pas sur eux, suivant l’auteur, un frottement bien considérable.Cependant c’est la plus grande objection que l’on puisse faire au système;aussi, pour assurer leur durée, M. Hallette a-t-il jugé convenable de lesgarnir de cuir dans la partie par laquelle ils se touchent.
MM. Harmois frères ont donné communication à l’Institut de France dequelques perfectionnements à apporter au système Hallette, perfectionne-ments qui consisteraient 1° dans la substitution des tuyaux de cuir à ceux entissu ; 2° dans le moyen de gonfler ce boyau avec un liquide gras au lieu d’air.
Nous entrerons dans de plus longs détails sur la marche et l’organisationd’un tel système auquel nous avons réservé une place sur la pl. 8. Nousallons, quanta présent, continuer l’examen des diverses méthodes et fer-metures proposées. Disons avant que M. le général Dembiski a, plusieursfois, adressé à l’Académie des sciences une réclamation de priorité relative-ment au procédé proposé par M. Hallette pour l’occlusion du tube pneu-matique dans les chemins de fer atmosphériques ; mais qu’il résulte de1 examen des brevets obtenus depuis l’origine, queM. Dembiski n’est privi-légié pour aucun procédé ayant rapport à ce principe.
Un procédé présenté par M. Faulcon au jugement de l’Académie , procédéégalement non breveté, du moins au nom de son auteur, consiste en unemachine à vapeur qui agit ici, non plus comme pompe aspirante, maiscomme pompe foulante : le tube pneumatique, au lieu d’être solide et ou-vert dans le haut sur toute son étendue, est flexible, susceptible de s’affais-
(O London, Journal of sciences, etc,, t. xxvi, p. 318.