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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ser sur lui-même et de se gonfler alternativement, et clos dans tout sonpourtour. Le piston , qui dans le système Clegg et autres systèmes analogues,glisse dans lintérieur du tube, est remplacé ici par un galet à gorge qui semeut à la surface du tube flexible, et qui est dailleurs, de même que lepiston, lié au convoi par des tiges verticales rigides. Ce galet est disposé demanière à rouler le long dune plaque de fer qui occupe la partie centraledu chemin. Le tube, qui repose également sur cette plaque, est pressé parla gorge plate du galet, qui applique étroitement ses deux parois lunecontre lautre, sans dailleurs pouvoir les écraser, leur double épaisseurétant justement égale à la hauteur des deux filets extérieurs du galet. Celaposé, on conçoit que, lorsque la machine soufflante est mise en jeu, letube flexible tend à se gonfler, ce quil ne peut faire sans pousser en avantle galet dont le mouvement détermine celui du convoi. Nous avons vuce procédé, légèrement modifié, breveté le 29 avril 1845 en faveur deM. Alexandre, et la reproduction exacte de ce que nous venons dénuméreren faveur de M. Bouchon, le 13 février 1847.

M. Chameroy prit le 11 mai 1844 un brevet de dix ans, et le 18 décembrede la même année, un certificat daddition, pour des appareils locomoteursapplicables aux chemins de fer ( t dans toutes les circonstances il fautemployer la traction , reposant sur lemploi de lair comprimé appliqué àdonner par intervalles égaux, limpulsion au convoi, de manière à lui faireacquérir une vitesse uniforme. Nous rendrons compte de ce système avecdétails sur la pl. 8.

Le 19 juin 1844, MM. Pecqueur, Bontemps et Zambaux prirent un bre-vet dinvention de quinze ans, pour plusieurs systèmes de chemins de feratmosphériques , et de locomotives mises en mouvement par lair raréfié oucomprimé au moyen de moteurs fixes et dun réservoir placé dans toutel'étendue de la voie.

Les auteurs, en abordant la question, ont eu pour objet lexamen desprincipes proposés et pour résultats la création dun nouveau principe dontplusieurs personnes se sont occupées depuis; nous voulons parler de lidéetoute rationnelle de faire fonctionner les locomotives existantes au moyende lair comprimé à une certaine pression, ordinairement équivalente àcelle de la vapeur dans ces mêmes locomotives. On reconnaît facilementque toute la difficulté était dans lalimentation des cylindres, car il ne pa-rait pas possible, au premier abord, de faire porter au véhicule lélémentmême de sa marche. Les auteurs ont imaginé de le puiser dans un tubefermé régnant sur toute la longueur de la voie et servant de réservoir,lon tient la force accumulée.

Pour le faire arriver dans les boîtes de distribution, le tuyau fermé estmuni, de distance en distance, de tubulures à soupape mises en communi-cation avec des tiroirs, ou glissières creuses de grandes dimensions, faisantpartie des locomotives mêmes et mises en mouvement par un mécanismey adhérant. Lair comprimé quelles renferment se rend aux cylindres de