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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 77

la même manière que la vapeur, par un tuyau métallique dont une partieest rendue élastique pour se prêter aux oscillations et aux chocs qui peuventsurvenir dans la marche.

Ce mode de distribution permet dobtenir une détente constante à chaqueprise dair ou à chaque tubulure du grand réservoir longitudinal.

Ce système que lauteur a essayé avec succès dans une partie de son éta-blissement devait être appliqué, comme celui de M. Babette, sur une par-tie de la ligne atmosphérique de Saint-Germain , mais ladministration dela compagnie en a décidé autrement. Nous ferons simplement remarquerà ce sujet que la science comme lindustrie avaient tout à gagner dun essaicontradictoire de plusieurs systèmes.

Vers la même époque, le 9 juillet 1844, M. Gibbes prenait un brevetde dix ans pour un système de chemin atmosphérique , reposant sur le mêmeprincipe de faire marcher les locomotives ordinaires à laide de lair com-primé au lieu de vapeur. Il emploie à cet effet deux sortes de tuyaux, dontle premier, fixe et construit au besoin en poterie, est destiné à contenirlair à une certaine pression, et le deuxième, mobile, destiné à lalimenta-tion des cylindres ainsi que cela a lieu pour la vapeur. Ces derniers tuyaux,placés en certaine quantité sur la voie, sagrafent et senlèvent par le mou-vement même de la locomotive, de sorte que la traction est, daprès lau-teur, toujours à peu près la même.

Le 23 juillet de la même année, M. Arnollet prit également un brevetde dix ans pour des perfectionnements apportés au système atmosphériquedes chemins, lesquels consistent dans lidée daccumuler la force motricedans des réservoirs clos, afin de profiter de tout leffet des machines etdobtenir une raréfaction disponible constante.

Cette heureuse idée, contestée dabord à son auteur, a fait, en 1846, lesujet dune polémique que nous nentreprendrons pas de reproduire, lais-sant à ce sujet toute lautorité aux dates des privilèges, mais nous feronsconnaître dans presque son entier, le savant rapport de M. Lamé, présentéà lInstitut le 7 avril 1845.

RAPPORT SUR LE SYSTÈME DE CHEMIN DE FER ATMOSPHÉRIQUE

DE M. ARNOLLET.

« Au chemin de Dalkey , lair du tube est directement raréfié, à laide dunepompe à air mue par une machine à vapeur. Cet appareil marche avant et pendantle parcours d'un convoi, mais reste ensuite inactif. Ainsi, dans le système atmo-sphérique anglais , une très-forte machine exécute un grand travail durant huit àdix minutes, et se repose une heure ou plus ; il est nécessaire cependant que latempérature de la chaudière se conserve pendant lintermittence , pour que lappa-reil soit toujours prêt à fonctionner. Les dépenses, les pertes et les autres incon-vénients qui naissent de cette marche discontinue, ont engagé M. Arnollet à pro-poser un moyen de raréfaction différent. Dans son système , une machine dequelques chevaux de force serait constamment employée à raréfier lair de trois