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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTIUELLE.

réservoirs, ayant chacun une capacité au moins égale à celle du tuhe, ou dun seulde capacité triple ; on ferait communiquer ces réservoirs , lorsque pression nyserait plus que de 1/3 datmosphère, avec le tube contenant de lair ordinaire, etsétablirait bientôt une pression moyenne de 1/2 atmosphère; cette raréfactionferait marcher le piston et le convoi ; à la fin du voyage , lair, totalement refoulédans les réservoirs, atteindrait la pression de 2/3 datmosphère, et laction continuede la machine ramènerait de nouveau cette pression à t/3.

« Pour montrer les avantages de son système, M. Arnollet suppose un cheminde fer devant effectuer, à la vitesse de 60 kilom. à lheure, un transport annuel de2,500,000 tonnes, poids net en voyageurs et marchandises, ou par jour 700 tonnesdistribuées sur dix convois Ce chemin serait divisé en relais de 5,000 mèt., chacundeux étant desservi par un moteur atmosphérique partiel. Lauteur trouve quilfaudrait une machine de 126 chevaux pour raréfier lair dans un tube de 5,000 mèt.de longueur et de 39 centim. de diamètre, si lon adoptait le système anglais ;tandis que lapplication du moyen quil propose nexigerait, dans la même circon-stance, quune machine de 8 chevaux , cest-à-dire dune force seize fois moindre.Ces nombres supposent que la longue soupape, qui ferme lorifice longitudinal dutube, ne laisse pas entrer dair. M. Arnollet déduit de plusieurs expériences rap-portées par M. Mallet, que lappareil de Dalkey subit une rentrée de 15 mèt. cubesdair par kilomètre et par minute. En adoptant ce résultat, lauteur trouve que laforce de sa machine devrait être portée de 8 chevaux à 10 ; mais , comme ce défautde lappareil et la perte de force quil occasionne ne sont pas encore suffisammentétudiés, nous en ferons abstraction dans la comparaison des deux systèmes.

« Plusieurs notes jointes à ce Rapport donnent, pour les deux cas , le calcul dela force employée et de l'effet obtenu. Dans le système anglais , le travail utilisabledépensé, tant que la machine marche , est exactement égal au travail produit. Laperte de force est donc totalement celle que représente le combustible consumépendant lintermittence. Si lon adopte 1/3 datmosphère pour la pression de lairdu tube, on trouve que la machine doit agir pendant un temps à peu après doublede celui que le convoi met à parcourir le relai. La première moitié de ce temps estemployée à raréfier lair du tube avant le départ, depuis la pression extérieure jus-quà 1/3 datmosphère.

« Quant au système proposé par M. Arnollet, si lon adopte 1/3 datmosphèrepour la pression que la machine ramène dans les réservoirs , le calcul montre quele travail utilisable dépensé est au travail produit dans le rapport de 5 à 3, drésulte une perte de force de 40 pour 100. Cette perte a lieu lorsquon fait commu-niquer les trois réservoirs la pression est de 1/3 datmosphère, avec le tuberempli dair à la pression extérieure, afin dobtenir la pression moyenne de 1/2atmosphère. Car, sil avait été possible daspirer directement la moitié de laircontenu dans les quatre capacités réunies, ce qui edt conduit, comme pour le sys-tème anglais , à légalité entre le travail dépensé et le travail produit, on eût évi-demment employé moins de force à expulser les trois premiers sixièmes de lairremplissant le tube, quà expulser, comme on est obligé de le faire, le quatrièmesixième de lair des trois réservoirs. Dans le fait, les deux premiers tiers de lamasse dair primitivement contenue dans les réservoirs sont expulsés une fois pourtoutes ; mais lair du tube, refoulé par le piston voyageur, vient remplacer le secondtiers de cette masse primitive , et cest la force employée à lexpulser de nouveauqui compose en totalité le travail utilisable dépensé pour chaque convoi. Or, on