PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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portés au système de propulsion atmosphérique , comprend diverses modifi-cations dont les principales sont celles de la soupape que les auteurs cons-truisent telle quelle est appliquée au chemin de fer de Saint-Germain , etdessinée, fig. l re pl. 9 Cette modification dans l’ajustement ne change rienau principe qui reste toujours le même : la construction du piston disposéde manière à se mouvoir dans les tubes du petit comme du grand diamètreet à passer sans interruption de l’un à l’autre ; une nouvelle combinaisonde soupapes à air, de passages à niveau, de gare d’évitement, etc., et enfinun moyen de faire le vide sans machines motrices, nous retrouverons la plu-part de ces perfectionnements représentés sur la pl. 9, traitant du cheminde fer de Saint-Germain (système Clegg et Samuda). C’est pourquoi nouscroyons maintenant ne devoir nous arrêter qu’à la description de ce dernieret nouveau procédé.
Son application ne peut avoir d’heureux résultats que sur un parcoursde peu d’étendue et surtout si les convois ne doivent se succéder qu’à delongs intervalles. Il consiste en un grand récipient placé sur le côté de lavoie et ayant la capacité de la longueur du tube que l’on veut purger d’air.Ce vase, empli d’eau , possède à sa partie inférieure un tuyau recourbé parlequel elle s’écoule naturellement, en jaillissant à une certaine hauteur, quidiminue graduellement à mesure que le vide, devenant plus parfait, affaiblitla pression exercée sur la surface du liquide ; des bassins métalliques, placésà différentes hauteurs, reçoivent l’eau ainsi obtenue qui est refoulée dansle grand vase, pour servir à une autre opération, et ainsi de suite.
Jusqu’à présent nous n’avons eu égard, dans l’examen des brevets précé-dents, qu’à la date de leur délivrance, puisqu’en effet le titre n’était défi-nitif qu’à cette époque ; mais la nouvelle loi de 1844 accordant le brevetle jour même de sa demande , nous n’aurons égard dans la nomenclaturequi va suivre qu’à cette dernière date qui est la seule utile.
En première ligne nous trouvons le brevet demandé par MM. Lauren-zana et Roque, le 11 octobre 1844, sous le titre de Système de chemin defer atmosphérique à air comprimé. Ce brevet pose en principe l’idée de fairemouvoir les trains sur la voie en leur procurant une impulsion intermit-tente au moyen de l’air comprimé. Les auteurs emploient dans ce but untube réservoir fixé sur toute la longueur de la voie, et un deuxième d’undiamètre plus grand, servant de propulseur : c’est ce dernier qui porte lewagon directeur. I! est muni à chacune de ses extrémités de deux grandsclapets placés à 45°, que des pistons fixes disposés de distance en distancesur la voie font ouvrir librement, c’est lorsque ce tube ou propulseur estengagé sur un des pistons que les soupapes placées à la partie inférieure deces derniers, s’ouvrent, et laissant arriver l’air comprimé lui permettentd’exercer son action sur le cylindre mobile qui se trouve alors chassé avecviolence jusqu’au moment où , ralentissant sa vitesse , il s’engage sur unautre piston qui le pousse de la même manière.
L’écartement des pistons peut être plus ou moins considérable, suivant