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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

limportance de lexploitation et le service auxquels ils sont destinés.

Nous reconnaissons dès à présent quon peut ranger en trois séries lesinventions nouvelles relatives à la propulsion atmosphérique :

La première, consistant en un tube placé au milieu de la voie, à égaledistance des rails, et recevant à sa partie supérieure, dans le sens de sa lon-gueur, une ouverture assez large pour donner passage à une tige métalli-que verticale qui, invariablement liée au piston intérieur, sattache à vo-lonté aux voitures disposées sur les rails et leur communique le mouvementdu piston.

La soupape qui recouvre louverture longitudinale est sans contredit lapartie caractéristique la plus importante de ce système dont font partie ceuxde MM. Clegg et Samuda, Hallette, etc., et qui peut fonctionner au moyende quelques modifications, aussi bien par le vide que par lair comprimé.

La seconde , qui consisterait dans lidée et les moyens de faire arriverlair comprimé sur les pistons dune locomotive ordinaire dégagée de sachaudière ; tel est le système de M. Pecqueur.

La troisième, reposant sur lidée de lancer le piston à intervalles égauxet de lui faire acquérir ainsi une vitesse uniforme en se servant de laircomprimé; tel est le système de MM. Chameroy, Laurenzana, etc.

Il existe une quatrième et une cinquième séries, que nous décrironsen leur lieu et place, daprès la date de leur apparition.

M. Laurenzana est également lauteur dun système de chemin de fer at-mosphérique à double effet, breveté le 12 octobre 1844, et reposant à la foissur deux des principes que nous venons dénoncer. Voici comment : Letube propulseur A (fig. 4, pl. 6) est percé dune ouverture longitudinalefermée par une des soupapes connues et surmontée dun boyau flexible b,logé dans une cavité e fondue avec le tuyau. Ce boyau est gonflé dair com-primé. Or, si lon suppose le piston B formé de deux disques réunis parunebarre rigide C, laissant entre eux un espace de cinq à six mètres, et cepiston introduit dans le tube, et si lon suppose en outre que le vide soit faitdun côté, tandis que de lautre lair comprimé agit avec toute sa force , onconcevra facilement que le piston se mouvra avec une vitesse dépendante àla fois du degré de vide dun côté, de la pression de lair comprimé delautre, et de la surface du piston; mais en se déplaçant, la tige de ce pistona soulevé la soupape, et lair, qui sest précipité dans lespace laissé libreentre les deux disques, a aidé à la marche du convoi. Cest cette double ac-tion que lauteur appelle double effet. Il est inutile de faire observer que leboyau supérieur doit contenir de lair à une pression plus élevée que celuidont on fait usage pour pousser le piston, et que dans ce système les ren-trées par la soupape ne sont plus à craindre.

Sous le titre de Système atmosphérique autoclave, M. Midy prit un brevetle 12 octobre 1844 , renfermant plusieurs méthodes de fermer la rainurelongitudinale suivant lemploi auquel le chemin est destiné. Nous avons re-présenté deux de ces fermetures sur les fig. 1, 2 et 3, pl. 7.