PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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La première se compose d’un tube cylindrique en tôle A, muni d’un ren-flement à sa partie supérieure et fondu en cet endroit dans toute sa lon-gueur. La tige coudée qui relie le piston et le convoi, et qui a la forme d’unelentille, tend à ouvrir ce tube lors de son passage; l’élasticité jointe à lapression de l’atmosphère, tendent à le faire refermer, et pour prévenir lesrentrées d’air, l’auteur a imaginé de recouvrir la fente longitudinale par unprisme pentagonal a, en bois, garni de cuir, mis en mouvement par le wa-gon directeur. A cet effet, de petits galets b, montés à l’extrémité du levierc, qui a son point mobile en d sur un appendice au tube A , sont successi-vement abaissés , lors du passage du wagon, par un plan incliné dont il estmuni, et relevés par le propre poids du prisme pentagonal qui recouvrealors exactement la rainure.
Dans la seconde , le tube A est en fonte (fig. 2), son ouverture supé-rieure longitudinale est fermée par des bandelettes de cuir e auxquellessont fixés alternativement des morceaux de cuir et de caoutchouc/, en-,trant l’un dans l’autre et maintenus par la pression atmosphérique. Lasoupape ouverte présente la forme indiquée (fig. 3) sur laquelle on peutremarquer les galets i , qui tendent à ouvrir la soupape lorsque le convoiest en marche.
L’auteur propose en outre d’autres dispositions, présentant plus ou moinsd’analogie avec les systèmes connus, mais tous ces systèmes sont simple-ment posés comme principe; nous verrons plus loin qu’on est arrivé, enFrance et en Angleterre, à rendre pratique l’exploitation du premier d’unefaçon tout à la fois simple et peu dispendieuse.
L’électro-magnétisme, qui tous les jours étend le nombre de ses applica-tions, a suggéré à M. Dezelu, ingénieur, la combinaison d’un mode de loco-motion pour lequel il fut breveté en date du 14 octobre 1844, sous le titrede : Chemin de fer atm osphérique ou électro-magnétique, sur lequel les wa-gons sont mus par /’attraction et la répulsion des aimants.
Ce système consiste comme les précédents en un tube horizontal detoute la longueur de la voie, fermé hermétiquement et posé au milieu desrails ou entre deux voies, pour servir à l’une ou à l’autre. Ce conduit, quel’auteur propose de construire en bois enduit de glu marine, reçoit le dia-phragme ou piston muni d’un certain nombre d’aimants, soit obliquement,soit verticalement, et dont on peut augmenter la force par le moyen d’unepile de Voila agissant par l'attraction et la répulsion. Un nombre à peu prèségal d’aimants est fixé au train, à peu de distance au-dessus de celui du dia-phragme, de manière qu’en faisant mouvoir le piston par une force quel-conque, la vapeur ou l’air comprimé, le train et les wagons à sa suite mar-cheront avec lui, si toutefois, la puissance attractive ou répulsive entre lesfluides du diaphragme et ceux du train est un peu plus forte que la pres-sion exercée sur la surface du piston.
Ce moyen offrirait l’avantage, dit l’auteur, de pouvoir se débrayer àvolonté, en soulevant les aimants du wagon conducteur au moyen d’un