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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

volant à tige fileté, et davoir toujours la même pression ou le même videsur la surface du piston.

Quoique ce procédé, qui forme le commencement de la quatrième série,paraisse dune exécution un peu hasardée, il nen est pas moins vrai que lascience agrandit chaque jour le domaine de ce nouveau moteur, dont pro-bablement une solution pratique fera mieux connaître les résultats.

Le 17 octobre 1844, M. Tarneaud prit un brevet de quinze ans pour unSystème de soupapes et de pistons pour les tuyaux de chemins de fer atmo-sphériques, système que nous avons représenté fig. 4, pl. 7, et qui présentela plus grande analogie, quant au principe, avec celui deM. Pinkus,dontnous avons parlé au commencement de cet article. Ainsi lauteur emploiepour boucher la rainure longitudinale établie en forme de gouttière a, unecorde b enduite de graisse ou de suif, afin dempêcher les rentrées dair ;et, pour soulever cette corde le moins possible, il relie le piston B et leconvoi par une tringle c, percée dune ouverture oblongue et armée dunpetit galet sur lequel roule la soupape qui, de cette sorte, se trouve sou-levée de la plus petite quantité.

Le brevet suivant a été demandé par M. Baudouin, le 29 octobre 1844,sous le titre de : Chemin de fer atmosphérique. Il repose sur différents pro-cédés, dont les principaux peuvent se résumer en un moyen de translationdes convois sur un tube du système Hallette, par le secours dune cordesans fin, tenant dun bout le convoi et de lautre le piston moteur, de ma-nière que la pression de lair agissant sur lune des faces du piston, le pousseet tend à faire avancer les wagons par la traction de la corde. Un autremoyen consisterait à employer un tuyau flexible, pouvant saffaisser commeun soufflet et se placer sous le premier wagon. Lun des bouts de ce souf-flet serait fixé à la tête de la première voiture et le dernier mobile, de sortequen faisant arriver un jet dair comprimé sur la face fixe, le convoi mar-cherait et le tube senflerait. Un nombre déterminé de jets dair tendraientà faire mouvoir le convoi avec une vitesse uniforme. Lauteur propose en-core de faire arriver lair sur les aubes dune roue qui porterait dautresengrenages destinés à faire mouvoir des treuils ou rouleaux remorqueurs.

Tous ces principes pour lesquels lauteur nindique aucuns moyens dexé-cution , forment à peu près la partie principale de son brevet du 29 oc-tobre 1844. Les trois brevets daddition successifs quil prit le 19 mai et le15 juillet 1845, et le 11 juillet 1846, sont tous relatifs à lemploi et à lexé-cution de traverses en fonte, construites de différentes manières et destinéesà recevoir les rails. Ces traverses seraient enduites dune forte couche debitume, qui augmenterait leur poids et les lierait dune manière invariableau rail-way ordinaire comme au rail-way atmosphérique.

Le même jour, M. Lillie prit, sous le titre de Système de chemin atmo-sphérique, un brevet de quinze ans, dont lidée paraît assez originale. Nousen avons représenté le caractère principal sur la fig. 5, pl. 8. On voit quele tube A, au lieu d'être construit en fonte et de forme circulaire, lest sim-