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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
telle sorte que les surfaces supérieures en contact n’exercent l’une surl’autre qu’une faible pression.
Pour compléter le système et pour empêcher que l’air ne puisse pénétrerdans l’intérieur du tube de propulsion, un réservoir formé par deux ba-guettes horizontales b et rempli de graisse, est établi dans toute la longueur ;il renferme les ressorts et s’élève de quelques centimètres en contre-hautde leur partie supérieure.
Ce genre de fermeture fut expérimenté sur une étendue de 1697" 20, àSaint-Ouen, près Paris , dans le but de faire apprécier d’une manière cer-taine les avantages ou les inconvénients de la soupape Hédiard, et de per-mettre aussi d’en faire la comparaison avec la soupape Hallette, comme avecla soupape Clegg et Samuda. Nous ne terminerons pas cet aperçu dusystème, sans rendre compte du résultat de quelques expériences.
Après la pose des ressorts dans les conditions premières, les rentrées d’airn’ont pas permis de faire le vide à plus de 0"20 ; il en était presque de mêmeen laissant les surfaces des ressorts à découvert, après avoir interposé desbandes de feutre ou de toile dans les divers joints, pour éviter qu’il y eûtdes métaux en contact ; mais on a pu élever le vide à 0 m 45, dans cette der-nière condition, lorsque la graisse s’est élevée à 0 m 01 en contre-haut de lasoupape longitudinale, on n'a plus obtenu cet effet lorsque les joints enbitume ont commencé à couler; mais aussitôt après l’achèvement des der-nières dispositions adoptées pour l’établissement de la soupape longitudi-nale, et lorsque les joints des tubes n’avaient encore reçu qu’une réparationprovisoire, le vide a été fait à 0" 50.
Avec un vide de 0 m 30 à 0” 1 375, le train franchit facilement en une mi-nute les 595 mètres de développement du tube de propulsion, en atteignantainsi une vitesse moyenne de 36 kilomètres ou 9 lieues à l’heure, gravit ladernière partie de la rampe, gagne le point de la pente où commence ladéclivité de 0“ 007 mill., et revient au point de départ de telle sorte quele piston s’introduit de lui-même dans le tube de propulsion, où le trainest lancé de nouveau à une grande vitesse.
Avec un vide de 0“ 45 à 0 m 50, le train franchit les 595 premiers mètresen trente secondes, et revient au point de départ, après avoir parcouru enune minute et demie les 1102 mètres restants; de sorte que leur total, pré-sentant un développement de 1697 mètres, est fait en deux minutes. Lavitesse moyenne est dans ce cas de 72 kilomètres ou de 18 lieues à l’heuredans le parcours du tube de propulsion, mais elle est beaucoup plus consi-dérable vers le milieu de ce parcours.
Les vitesses indiquées ci-dessus sont évidemment suffisantes pour fairedes expériences sur la soupape longitudinale ; mais, dans l’un et l’autre cas,le volume d’expansion de la pompe pneumatique (1) n’est pas assez consi-dérable pour entretenir le vide pendant la marche du train, au degré où ilest mis avant le départ.
0) Nous décrirons celte pompe avec détails sur une des planches suivantes.