92
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sent tout le convoi en avant avec d’autant plus de force que le tube est pluslarge, ou que l’air est plus fortement condensé. Voici comment s’opère cemouvement de traction : chaque fibre longitudinale du tube agit, en se dé-veloppant, sur chaque section correspondante des rouleaux, comme leferait une corde sur une poulie ; il y a emploi total de la détente del’air.
La particularité du mode de traction qui vient d’être décrit réside doncdans le tube propulseur, composé, comme on le voit, d’une partie solideet d’une partie flexible et dans le piston-laminoir , lequel agit à l 'extérieurdu tube; c’est là toute l’invention. Ce qui doit surtout frapper dans l’en-semble de ce système, c’est son extrême simplicité et l’absence complètede mécanisme.
Nous donnerons prochainement, après les essais, un tracé détaillé etcomplet de ce système, ainsi que des pompes motrices qui comprimentl’air nécessaire à sa marche.
M. Cossus a également proposé, en 1846, une nouvelle voie atmosphé-rique à air comprimé; elle est formée par une série périodique de troistubes. Pour former la série, on place une période semblable à celle-ci à lafin du tube; on continue à en placer encore une semblable à la fin dunouveau tube, et ainsi de suite jusqu’à combler une longueur donnée.De cette manière on aura une file de tubes symétriques, placés sur lemême axe et distancés de la somme des longueurs des deux autres tubes.Ceux-ci se trouvent dans des conditions absolument semblables, relati-vement à leurs symétriques des périodes suivantes.
Les tubes sont assemblés deux à deux par des vis qui serrent la bride del’un d’eux contre la paroi de l’autre ; c’est là que leur communication estétablie. La distance d’une communication à l’autre est égale à dix mètres ;leur diamètre intérieur est égal à 0 m 15. Us sont terminés, d’un côté, parune boîte à étoupes, et de l’autre, à air libre, par un rebord circulaireet intérieur.
Chacun de ces tubes est muni d’un piston destiné à le parcourir ; sa tigeest terminée par un crochet : elle est guidée par trois poulies suivant uneplate-bande fixe.
Le chariot qui remorque le convoi est mobile sur dix-huit galets, sui-vant deux plates-bandes-guides établies dans toute la longueur de la voie.Au-dessous de ce chariot sont placées trois palettes à rochet; ce sont lestrois points d’application des crochets de traction.
L’air est introduit par un tube auxiliaire au moyen d’un moteur qui faitagir les pompes foulantes. Le piston est chassé vers l’extrémité du tube;d’où il résulte: 1° que, par son crochet, il a dû faire parcourir au chariotune distance égale à celle qu’il vient de parcourir lui-même, égale à la lon-gueur du tube ; 2° que, en dépassant la communication des deux tubes, ila soumis le piston à la pression atmosphérique ; 3° enfin qu’en achevant sacourse il repousse la clavette coupée en sifflet qui, par le fléau , soulève