PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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premier et muni comme lui d’axes mobiles sur eux-mêmes et dans la fente F.
Les tubes A sont assemblés à emboîture cylindrique tournée , alésée etgarnie de minium. Ils sont maintenus par des oreillesI, placées de distanceen distance et dans lesquelles on enfonce des chevilles qui vont se logerdans des traverses en bois analogues à celles des chemins de fer ordinaires.A la partie inférieure des tubes est une rainure K, régnant sur toute leurlongueur ; c’est sur cette rainure que s’opère toute la charge du convoi,aussi l’épaisseur de la fonte y est-elle plus considérable que dans les autresparties des tubes. Au lieu d’une section circulaire, les auteurs appliquentégalement des tubes aplatis, qui ont l’avantage de coûter moins cher et deremplir à peu près le même but.
Piston. Le piston-moteur se compose de deux parties distinctes, savoir :le piston proprement dit et le chariot.
Le piston L ne diffère des pistons ordinaires que par une particularité insi-gnifiante sur laquelle nous reviendrons plus loin. Le chariot M se composed’une ou de plusieurs bandes de fer, assemblées entre elles, à charnière. Dedistance en distance , ces barres portent sur des roulettes en cuivre ou enbois dur, avec axe en acier, se logeant dans des coussinets en bronze. Lechariot est disposé de telle sorte que quand il est au-dessous des galets C,il les soulève d’une quantité suffisante pour qu’ils n’aient de contact aveclesparties fixes que par leurs axes dans les fentes de la boîte G, et permettentà l’air extérieur d’entrer en communication facile avec l’intérieur du tube.
Convoi. Le convoi se compose d’une ou plusieurs voitures en formed’omnibus placées les unes à la suite des autres sur les galets H, immédia-tement au-dessus du chariot M. Ces voitures portent sur ces galets, aumoyen de plates-bandes en fer à rebord O. De chaque côté de ces plates-bandes et assemblées à charnière avec elles, sont deux lames longitudina-les P, mobiles à la main au moyen de leviers R (fig. 3), et servant de freinsconducteurs par leur serrage contre les boîtes à galets. Il est inutile de direque les plates-bandes et les freins sont évasés sur l’avant des wagons, demanière à faciliter l’introduction des galets nouveaux au fur et à mesurequ’ils se présentent pendant la marche du convoi.
Fonctionnement de l’appareil. Les pistons sont placés au point de départà côté l’un de l’autre, et les wagons sur les galets soulevés par les chariots.Sitôt que le vide s’établit devant les pistons, ils avancent et entraînent aveceux leurs chariots respectifs. Afin que les galets ne soient soulevés quequand les pistons sont passés, ces derniers sont munis d’une rainure, d’unesection exactement égale à celle des galets inférieurs, et fermée à l’endroitdes deux cuirs par une charnière à ressortQ. Quand les pistons sont passés,les galets C sont soulevés insensiblement, et comme ils ne portent que surles chariots, ils tournent et communiquent leur mouvement de rotationaux galets supérieurs qui, eux-mêmes, font avancer les wagons dans le sensdes pistons. Comme il peut y avoir une perte de vitesse au convoi, prove-nant du glissement des galets l’un sur l’autre, ou entre les parties plates en
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