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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qui, assez flexible pour permettre le passage de la tige de connexion, ren-dent les rentrées d’air impossible, au moyen de leur double garniture a,ordinairement en cuir.
Une espèce de toit ou de couverture en zinc cl, et cuir cl', met la soupapeà l’abri de la pluie et de la poussière, sans gêner aucunement le passagede la tige.
C’est vers cette époque qu’on vit en Angleterre l’apparition du systèmede M. Pilbrow, patenté le 31 janvier 1845, et expérimenté en partie dans lecourant de la même année ; nous en avons vu alors un modèle fonction-nant à l’institut polytechnique de Londres.il consistait dans l’emploi d’unecrémaillère longitudinale, placée sur le tube et faisant tourner des pignonsplacés de distance en distance ; ces pignons, montés sur des tringles verti-cales, faisaient à leur tour mouvoir de la même manière le wagon direc-teur et tout le convoi.
Plus tard, il perfectionna ce système; c’est celui que nous avons repré-renté sur les fig. 9 et 10, de la pl. 6. Le tube A, terminé à la partie supé-rieure en forme de canal carré a (fig. 9), n’a pas de soupape, seulement,tous les 6 à 8 mètres, il s’élève en saillie c, pour recevoir un couvercle enfonte b (fig. 10), mobile autour du point d qui fait partie du tube. Ce modede canal fermé exclut évidemment l’emploi d’une tige de connexion ; elleest remplacée ici par une forte chaîne flexible dont les maillons viennents’appliquer exactement contre la paroi supérieure du tube et reposer sur lecontour du piston. La première voiture est munie d’un appendice qui vientouvrir le couvercle b, en appuyant sur le galet /, et permettre le passaged’une tige horizontale, armée de dents pointues, que vient justement saisirla chaîne du piston et qu’elle entraîne avec lui. Elle l’abandonne lorsqu’ellerentre dans le canal a, mais alors qu’une autre partie de la chaîne s’estemparée d’une autre partie de la tige dentée, de façon à imprimer au con-voi une force intermittente, communiquée, comme nous l’avons dit, tousles 6 à 8 mètres. La tige dentée et la chaîne qui l’entraîne, doivent doncavoir au moins cette longueur pour pouvoir recevoir l’impulsion à la tête,lorsque la queue vient d’être abandonnée, et réciproquement. L’auteurpropose aussi de supprimer la saillie c, d’avoir, par conséquent, un tube deniveau, et de remplacer la chaîne du piston par une crémaillère, qui sai-sirait les dents mobiles de la tringle horizontale du wagon.
M. I)e Bergue est l’importateur d’une soupape fort remarquable, qu’il fitbreveter le 23 mars 1846 , sous le titre de : Perfectionnements apportés auxsystèmes des chemins de fer atmosphériques. Nous l’avons représentée sur lafig. 19, pl. 6. On voit quelle se compose d’une espèce de couvercle a,fermant hermétiquement le tube de propulsion A, dans lequel se meut lepiston. Ce dernier est relié aux wagons par une tige à fourchette C, qui em-brasse toute la largeur de la soupape et qui lui permet un jeu parallèle àelle-même dans la direciion verticale. Les lignes ponctuées représententcette soupape ouverte, et les lignes pleines la représentent fermée. On