PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dont nous avons trouvé la solution , en plaçant deux rangées d’aimants à droite età gauche du tube , de manière à établir une sorte d’équilibre électro-dynamique ,qui réduit les frottements à de simples différences entre les forces coërcitives desaimants opposés.
Pendant longtemps, les expériences galvaniques n’avaient point dépassé le seuildes cabinets de physique, pour entrer dans la pratique industrielle; aujourd’hui,l’on n’aperçoit plus de termes à leur application. L’aimant seul semblait ne devoirjamais servir qu’à ramasser de la limaille de fer, ou à faire des tours d'escamotage ;aujourd’hui son emploi est trouvé, non comme moteur, mais comme directeur depièces qui doivent agir dans l’intérieur de certaines machines, sans connexionmatérielle avec le dehors ; c’est ainsi que l’aimant peut ramener à sa place un indi-cateur à ressorts placé dans l’intérieur d’un tube de manomètre ; conduire un cou-teau d’acier entre deux pièces de velours qu’il s’agit de séparer ; guider circulaire-ment une navette entre les fils d’un métier à tisser; produire des empreintes oupercer des ouvertures de dedans en dehors dans la fabrication de certaines piècesde verre ; faire passer par attraction une couleur ferrugineuse d’une gravure sur uneplaque métallique ou sur une étoffe quelconque.
Ces indications suffiront pour éveiller l’attention des industriels sur l’applicationde la force magnétique, que tous les savants de l’Europe étudient en ce momentavec une ardeur qui ne tardera pas à être récompensée par de brillants succès.Déjà le professeur Weber, de Leipzig, a découvert un arrangement qui produitdes aimants permanents d’une force inconnue jusqu’ici; M. Babnet a réussi demême en suivant les indications de Coulon; Magrini vient de construire une ba-lance très-simple et très-ingénieuse pour mesurer empiriquement la force desaimants; Jlaldat a constaté que l’interposition d’un corps quelconque n’altérait etne modifiait point la sphère d’intensité des aimants; tout le monde connaît lesbelles expériences de Faraday sur la polarisation de la lumière par les aimants; leprofesseur Mousson est occupé à simplifier son instrument ; Jacobi et Lens ont pu-blié une loi nouvelle , de laquelle il résulte que lorsqu'on n’est point borné, ni parles masses en fer, ni par la longueur du fil enveloppant, on peut obtenir des électro-aimants de telle force qu’on désire, quelle que soit la puissance de la pile employée.On fait à Londres des expériences qui prouvent la possibilité d’enlever des poidsde plusieurs tonnes à l’aide d’aimants temporaires excités par une forte pile.
Nous soumettons à l’étude des électriciens, la question suivante :
Est-il vrai que la sphère d’attraction des aimants temporaires est infinimentmoins étendue que celle des aimants permanents, de même force au contact? Cetteobservation vient d’un contre-maître de la fabrique d’armes de Liège , M. Magnée ,qui s’est beaucoup occupé de moteur électro-magnétique, et qui a fait faire quelquespas à ce problème.
Cette digression a pour but de démontrer que l’étude des propriétés de l'aimant,si longtemps abandonnée, est reprise avec ardeur.
Une savante controverse a lieu en ce moment à Londres , entre MM. W. Bursillet William William , non plus sur la possibilité d’établir un système de locomotionmagnéto-atmosphérique , mais sur les meilleures dispositions à donner au méca-nisme pour obtenir une plus grande force coercitive entre les aimants et la pres-sion métallique.
Ces savants sont d’accord que, quelle que soit la substance placée entre l’aimantet son armature, l’influence magnétique n’est ni diminuée ni détournée ; ainsi, letube peut être en cuivre, en zinc ou en tôle de fer de quelques millimètres.