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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Il est certain que la moindre distance est la meilleure, et que, quelque minimequelle soit, il y aura encore de grandes perles en raison inverse du carré des di-stances, et peut-être plus.

Mais la possibilité de multiplier à sou gré la nombre des aimants, permettratoujours de combler ces pertes. En supposant quun électro-aimant qui porte1000 kilogrammes au contact nen soutînt plus que 50 à 5 millimètres, il suffirait de8 aimants semblables pour donner 400 lui., force suffisante pour traîner un grandconvoi, et comme on peut en placer un bien plus grand nombre sous une seulevoiture et faire le piston aussi long que lon désire , il y a beaucoup de marge dece côté.

La séparation latérale des aimants offrant moins de résistance que la sépara-tion perpendiculaire , on sera obligé de placer les aimants dans un sens incliné, ainsique les armatures du piston, pour se rapprocher le plus possible de l'action directe.

En disposant les aimants à droite et à gauche, et même au-dessus du tube, lepiston, sollicité par des forces égales opposées, restera, pour ainsi dire, suspenduau centre du tube ; les cuirs emboutis dont il est garni, néprouveront pas un frot-tement insupportable, et la liberté que lon a de lallonger par fractions mobileshorizontalement, pour passer les courbes et présenter plus darmatures aux ai-mants, offre de grandes facilités dinstallation.

Le piston peut recevoir son impulsion par lair comprimé, ou par le vide, ou parces deux moyens réunis ; mais nous croyons devoir nous en tenir au premier, pouréviter les aplatissements auxquels sont sujets les tubes à minces parois qui s'écrasentsouvent sous la pression dune atmosphère, tandis quils résistent à de très-hautespressions intérieures.

Les machines soufflantes stationnaires pourront être placées à de très-grandesdistances. Le moyen de sarrêter aux stations est fort simple ; il suffira de serrerles freins pour que le chauffeur saperçoive de l'ascension du mercure dans un ma-nomètre placé sous ses yeux et mis en communication avec le tube. Il arrête alorsla machine soufflante et ne la remet en train que lorsquil voit le mercure des-cendre, ce qui signifie que le convoi sest remis en marche.

Le chauffeur saura , dailleurs, toujours à quel endroit du chemin se trouve leconvoi, en consultant le compteur qui lui indiquera le nombre de coups de pistonque la machine a donnés, d il déduira facilement la place occupée par le train.

Le rail milieu qui porte le tube offre plusieurs avantages, celui de recevoir lefrein dabord, puis deux galets cerclés dacier trempé, placés en dessous des rebordsdu rail pour empêcher le frottement et le déraillement, et pour faciliter le passagedes courbes, en plaçant ce rail directeur un peu excentriquement, de manière àfaire courir la roue extérieure sur son grand cône et la roue intérieure sur sonpetit cône, en imitation du procédé Laignel.

Quelles que soient les expériences à faire pour arriver à la meilleure solution duproblème proposé, M. Bursill exprime le vœu quon ne néglige rien pour y parve-nir, à cause des avantages immenses qui doivent en résulter, tels que la suppres-sion des quatre causes principales qui ont occasionné tous les accidents arrivésjusquici, qui sont : le déraillement , les rencontres , Vincendie et les explosions.

Nous ajouterons la suppression de la plupart des tunnels et des remblais, plusune économie considérable sur le combustible, attendu que les machines fixes nebrûlent que de la houille ordinaire, quil ny a plus de force perdue à traîner leslocomotives, et que lair comprimé est un ressort très-fidèle qui restitue toute laforce quon lui confie.