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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Il est certain que la moindre distance est la meilleure, et que, quelque minimequ’elle soit, il y aura encore de grandes perles en raison inverse du carré des di-stances, et peut-être plus.
Mais la possibilité de multiplier à sou gré la nombre des aimants, permettratoujours de combler ces pertes. En supposant qu’un électro-aimant qui porte1000 kilogrammes au contact n’en soutînt plus que 50 à 5 millimètres, il suffirait de8 aimants semblables pour donner 400 lui., force suffisante pour traîner un grandconvoi, et comme on peut en placer un bien plus grand nombre sous une seulevoiture et faire le piston aussi long que l’on désire , il y a beaucoup de marge dece côté.
La séparation latérale des aimants offrant moins de résistance que la sépara-tion perpendiculaire , on sera obligé de placer les aimants dans un sens incliné, ainsique les armatures du piston, pour se rapprocher le plus possible de l'action directe.
En disposant les aimants à droite et à gauche, et même au-dessus du tube, lepiston, sollicité par des forces égales opposées, restera, pour ainsi dire, suspenduau centre du tube ; les cuirs emboutis dont il est garni, n’éprouveront pas un frot-tement insupportable, et la liberté que l’on a de l’allonger par fractions mobileshorizontalement, pour passer les courbes et présenter plus d’armatures aux ai-mants, offre de grandes facilités d’installation.
Le piston peut recevoir son impulsion par l’air comprimé, ou par le vide, ou parces deux moyens réunis ; mais nous croyons devoir nous en tenir au premier, pouréviter les aplatissements auxquels sont sujets les tubes à minces parois qui s'écrasentsouvent sous la pression d’une atmosphère, tandis qu’ils résistent à de très-hautespressions intérieures.
Les machines soufflantes stationnaires pourront être placées à de très-grandesdistances. Le moyen de s’arrêter aux stations est fort simple ; il suffira de serrerles freins pour que le chauffeur s’aperçoive de l'ascension du mercure dans un ma-nomètre placé sous ses yeux et mis en communication avec le tube. Il arrête alorsla machine soufflante et ne la remet en train que lorsqu’il voit le mercure des-cendre, ce qui signifie que le convoi s’est remis en marche.
Le chauffeur saura , d’ailleurs, toujours à quel endroit du chemin se trouve leconvoi, en consultant le compteur qui lui indiquera le nombre de coups de pistonque la machine a donnés, d’où il déduira facilement la place occupée par le train.
Le rail milieu qui porte le tube offre plusieurs avantages, celui de recevoir lefrein d’abord, puis deux galets cerclés d’acier trempé, placés en dessous des rebordsdu rail pour empêcher le frottement et le déraillement, et pour faciliter le passagedes courbes, en plaçant ce rail directeur un peu excentriquement, de manière àfaire courir la roue extérieure sur son grand cône et la roue intérieure sur sonpetit cône, en imitation du procédé Laignel.
Quelles que soient les expériences à faire pour arriver à la meilleure solution duproblème proposé, M. Bursill exprime le vœu qu’on ne néglige rien pour y parve-nir, à cause des avantages immenses qui doivent en résulter, tels que la suppres-sion des quatre causes principales qui ont occasionné tous les accidents arrivésjusqu’ici, qui sont : le déraillement , les rencontres , Vincendie et les explosions.
Nous ajouterons la suppression de la plupart des tunnels et des remblais, plusune économie considérable sur le combustible, attendu que les machines fixes nebrûlent que de la houille ordinaire, qu’il n’y a plus de force perdue à traîner leslocomotives, et que l’air comprimé est un ressort très-fidèle qui restitue toute laforce qu’on lui confie.