PUBLICATION INDUSTRIELLE,
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disposition que j’ai moi-même imaginée et pratiquée à Paris dans l’été de 1844, ainsique le constatent les pièces authentiques que j’ai eu l’honneur de mettre sous vosyeux , il y a longtemps déjà, et comme l’a déjà rappelé le Moniteur industriel.
« Mes essais de 1844 ont porté sur des tubes en tôle épaisse s’ouvrant, commecelui de MM. Clarke et Warley, par la flexion de la circonférence entière du tube,et sur des tubes qui ne pliaient sensiblement que dans le voisinage de la fente dutube, c’est-à-dire dont les lèvres étaient beaucoup plus flexibles que le reste du tube.J’ai fait aussi construire, pour cet usage, des tubes en fonte garnis de lèvres, commele prouvent des lettres auxquelles le timbre de la poste donne une date certaine;mais j’ai déclaré, dans mes communications à l’Académie des sciences et à la So-ciété d’encouragement, que je préférais les tubes en tôle de fer, qu’il est faciled’obtenir parfaitement ronds à peu de frais, au moyen d’un banc à tirer de moninvention ou des autres machines connues, et qui ne demandent ni graissage inté-rieur ni enduit extérieur.
« Vers la fin de juin 1845, une autre personne communiqua à l'Académie dessciences de Paris une disposition du tube pneumatique qui reposait également surl’élasticité des lèvres du tube. Je réclamai, dès la séance suivante, et je mis sous lesyeux de M. Arago, non-seulement les pièces authentiques qui assuraient mes droitsà l’antériorité d’invention, mais des dessins de construction dans plusieurs des-quels étaient indiqués des galets destinés à ouvrir le tube sans offenser les lèvresde la fente.
« Ces galets n’ont pas été mentionnés dans le compte-rendu de la séance del’Académie , mais je retrouve dans le Bulletin de la Société d’encouragement etdans le Moniteur industriel des analyses de deux séances de cette Société, en datedu 24 décembre et du 7 janvier, dans lesquelles est rappelé l’emploi que j’avais crudevoir faire des galets.
« J’ai proposé deux manières différentes d’employer ces galets. Je les mets soitdans l’intérieur pour soulever les bords de la fente, soit à l’extérieur, de manière àagir, ou sur les bords extrêmes des lèvres, ou sur des bandes rattachées au tube,comme le pratiquent MM. Clarke et Warley.
« J’ajouterai qu’en faisant rouler les galets contre les bords des lèvres, on di-minue la dépense d’établissement.
« Je terminerai cette lettre, bien longue déjà, par les indications suivantes deplusieurs dispositions et applications nouvelles que j’ai déjà expliquées à l’Académiedes sciences et à la Société d’encouragement :
« 1° Les tubes pneumatiques peuvent être employés avec un avantage tout par-ticulier quand on les place sous le sol des rues ou sous les trottoirs, sous le sol desroutes hors des villes, afin de remorquer les voitures ordinaires roulant sur la voiepublique dans les endroits où la grande déclivité de la rampe nécessite une tractionauxiliaire ; 2° semblable remorquage peut avoir lieu au moyen de tubes pneumati-ques placés à une certaine hauteur au-dessus du sol le long des trottoirs. Il suffitalors de rattacher les voitures aux pistons logés dans le tube pneumonique par desliens descendants que des employés rattacheraient à l’avant de ces mêmes voitures.
« Agréez, etc. Sainte-Pheuve- »
M. Lahore , mécanicien, à qui l’industrie est redevable de plusieurs dé-couvertes importantes, a également eu l’idée d’une nouvelle soupape adap-tée à la fermeture des tubes atmosphériques. Son brevet, qu’il prit le 1" sep-tembre 1846, a pour titre ; Soupape et moteur propre à faire et à maintenir