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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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ouvre dabord le clapet dentrée, puis fait tomber la vanne de laspirateur.A la sortie du tube, il agit inversement; il fait dabord tomber la vanne delaspirateur, puis il ouvre le clapet de sortie du tube propulseur. Tout celase fait sans arrêt, sans ralentissement appréciable. Cest le préposé deservice à chaque interruption de tube qui est chargé de fermer, dabord,le clapet que vient douvrir le piston à sa sortie, douvrir ensuite la vanneque le piston a fermée, et de fermer le clapet dentrée du tube voisin,lorsquil est averti de le faire, afin que toute la ligne soit constamment enétat de fonctionner dans lun et lautre sens.

Lorsquun convoi doit descendre une pente rapide, le préposé de servicedu sommet ferme la vanne daspiration ; il ouvre le clapet, et le tube seremplit dair. Lhomme de service au pied de la descente a fermé de mêmela vanne daspiration et maintenu le clapet fermé. Le convoi arrivé sur cetube, sarrêterait bientôt quelles que fussent la vitesse acquise et la pente,si le conducteur ne permettait à lair comprimé de séchapper par le ro-binet régulateur. Son échelle barométrique lui fait connaître à chaqueinstant la densité de lair en avant du piston; il est donc, on le voit, aussimaître de sa vitesse à la descente que sur les parties horizontales du che-min. Quelques jours de pratique suffiront pour le mettre en état de rendresa marche régulière dans toutes les circonstances.

Chaque station aura deux machines à vapeur de 50 chevaux chacune, soli-daires et indépendantes à volonté; à simple effet, principe de Cornouailles ,avec une cataracte pouvant se régler elle-même (1). Les conducteursmécaniciens nont pas à soccuper de régler le mouvement de ces machines,variable de un coup à quinze coups par minute ; ils nont besoin que desurveiller la bonne conduite du feu. Leur baromètre, ou tout autre appareilconstruit sur le même principe, peut régler le robinet de la cataracte,mieux quils ne sauraient le faire eux-mêmes, de manière à maintenirconstamment la dépression nécessaire dans les tubes de propulsion.

Les embranchements des chemins atmosphériques, soit entre eux, soitavec les autres, se feront, quant à la voie, comme sur les chemins à loco-motives, et quant au tube propulseur, comme pour les passages à niveauou pour les gares dévitement.

Nous donnons, daprès M. Mallette, le prix comparatif de son système,avec ceux exécutés primitivement en France .

« Les dix chemins de fer exécutés en France ont coûté en moyenne 455,236 fr.par kilomètre, daprès M. le comte liant. Les trois grandes lignes terminées ontcoûté en moyenne 360,000 fr. par kilomètre, daprès le Mémorial de Rouen , citéfans le Moniteur universel du 9 février 1844; et lon sait que lévaluation de300,000 fr. par kilomètre de la loi du 11 juin a été trouvée trop faible, à peu prèspar tout le monde. Quoi quil en soit, voyons quel serait le coût dun chemin de fer

(I) Nous ferons voir la disposition de l'appareil nomme Cataracte , en publiant le système com-plet des machines de Cornouailles .