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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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ceci change la question, et on voit quil faut plus de 5 fois autant de force auxmachines fixes dans ces systèmes fonctionnant au moyen du vide, quil nen fau-drait dans le nouveau système fonctionnant au moyeu de lair comprimé.

« Dans lapplication dun système par le vide, dans lequel on établirait le vide àlavance dans des réservoirs, comme la proposé M. Arnollet, le nombre des ma-chines fixes serait le même que dans le système précédent ; leur force seulementpourrait être diminuée dune manière fort notable. Cependant, il reste évident quedans ce système, en supposant quil ny ait pas dautres obstacles à son application,on sera obligé de pomper tout le volume dair atmosphérique que le piston curseurdéplacera, et cela lorsque cet air sera dilaté; et dès lors, il faudra ou multiplier lescoups de pompe, ou faire ces pompes plus grandes. D il résultera que la forcequil faudra dépenser, abstraction faite des frottements et des fuites, sera plus de30 pour cent plus grande que celle transmise au convoi.

« A ce système, il faudrait 11 machines fixes de 9 chevaux 1/2 de force, quand ilen faudrait 11 de 38 chevaux 1/4 au système précédent, ou 104 chevaux 1/2 à len-semble des machines fixes pour produire 80 sur le piston curseur.

« Dans lapplication du système de M. Zambaux, dans lequel lair est pompé con-stamment à sa plus grande dilatation, il faut, pour que lair atmosphérique presse surle piston curseur avec une force effective égale à 3/4 datmosphère, que le piston dela pompe pneumatique retire lair dans létat il occupe quatre fois le volumequil occuperait dans la pression atmosphérique ; il faudrait, par conséquent, quatrecoups de pompe par seconde pour faire avancer le piston curseur de 12 mètres parseconde. Chaque coup de pompe dans cette circonstance demandant une force de38 chevaux 1/4

ce serait4X38 1/4=153 chevaux

quil faudrait pour communiquer une force de 80 chevaux au piston curseur et auconvoi.

« Si lon compare le nouveau système par lair comprimé avec ceux inventés parMM. Andraud, Bontemps, Séguier, Jobard et moi-même, système que lon peut dé-signer sous le nom de locomotive à air comprimé, on trouvera que le meilleur deceux-ci dépensera deux à trois fois autant de force motrice que lui pour produire lemême effet.

« Si enfin on le compare au système de locomotive à vapeur, on trouvera uneéconomie de combustible très-considérable des 5/6 au moins. A cet avantage dunouveau système, il faut joindre la suppression des locomotives et tenders, la sécu-rité des voyageurs, la faculté si essentielle de pouvoir suivre à très-peu près les dé-clivités du terrain, et enfin, la faculté de pouvoir remplacer, en partie ou en totalité,les machines à vapeur par des moteurs naturels qui se trouveraient près ou à unecertaine distance du chemin.

RÉSUMÉ DES COMPARAISONS.

« La consommation du combustible, pour communiquer à un convoi une forcede 80 chevaux, y compris les frottements et les fuites dair, dans un parcours de50 kilomètres à 2 kilogr. 1/2 de houille par force de cheval, serait :

< Par le nouveau système de lair comprimé, de.. . 200 kil.

« Par le système de vide de Pinkus, Clegg et Samuda, Hallette, He-diard, etc., de. 1,050

« Par le système Arnollet, elle serait de. 260

« Et par le système Zambaux, elle serait de. 382