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forêt, et de ne pas couper cette forêt soit par un remblais, soit par un rait-way de niveau ; toutes ces nécessités réunies firent décider que la surfacedu chemin aurait une forme parabolique dont le premier élément auraitune pente de 0 ra ,0014, et terminée par une tangente dont la pente con-tinue serait de 0 m ,035 par chaque mètre. Des calculs faits avec soin firentreconnaître que cette pente pourrait aisément être franchie dans le sys-tème de propulsion par l’air atmosphérique (1).
Dans le principe, le système atmosphérique devait être appliqué depuisla station de Nanterre jusqu’à Saint-Germain ; la voie, les machines et lestubes étaient même disposés, mais jusqu’à présent on n’a encore exploitéque la portion du chemin comprise entre le bois du Vésinet et la plate-forme de Saint-Germain, et rien ne fait présager que l’on mettra à exécu-tion le projet tel qu’il était conçu. C’est, au reste, la portion la plus inté-ressante et la plus utile, car celle comprise entre Nanterre et le pont biaisde Montesson, et qui est desservie par une machine de 200 chevaux,placée à Nanterre, et une de même puissance placée à Chatou , peut êtreregardée comme sensiblement de niveau. Sur cette partie de la voie, letube propulseur a 0 m ,38 de diamètre sur une longueur de 5,214 mètres;sur celle en activité, c’est-à-dire sur une partie de la longueur du grostube ou environ 3,300 mètres, il en a un de 0 m ,63.
A Saint-Germain, deux machines accouplées de 200 chevaux chacunemettent les pompes pneumatiques en mouvement et sont construites surle même modèle que celle de Chatou .
Nous allons revenir en peu de mots sur la disposition générale, le prin-cipe et l’organisation des chemins atmosphériques (système Clegg etSamuda), puis nous décrirons avec détails la voie , les soupapes, le wagondirecteur, les machines, etc., qui composent l’ensemble du chemin de feratmosphérique de Saint-Germain.
On se rappelle que dans ce système, c’est la raréfaction de l’air, produitepar des machines, dans un tube longitudinal régnant sur toute la longueurde la voie, qui détermine l’avancement d’un piston sur l’une des facesduquel agit la pression atmosphérique, diminuée du degré de perfectionde vide obtenu du côté de sa face opposée.
Ce piston, qui chemine ainsi dans le tube, est relié avec le premierwagon, construit à cet effet d’une forme particulière, qu’il entraîne avecune vitesse dépendant à la fois du degré de vide fait dans le tube et du poidsdes wagons à remorquer ; des soupapes, placées de distance en distance,interceptent la communication de toute la longueur du tube et permettentd’établir des sphères d’action dans lesquelles agissent respectivement lesmachines fixes, disposées à intervalles variables sur le côté de la voie.
La fermeture du tube, l’élasticité de cette fermeture et sa propriétéd’empêcher les rentrées d’air, causées par le passage de la tige, étaient
r (1) Extrait d’une Notice descriplive sur les travaux d’art et le chemin de Saint-Germain, parM. Ch. Élienne, pages 6 et 7.