Band 
Tome sixième.
Seite
148
JPEG-Download
 

148

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

des machines pneumatiques ; sur celle de Saint-Germain, cette premièremanœuvre devait seffectuer depuis Nanterre jusquà Cliatou à laide desmachines de Nanterre, construites par MM. J.-J. Meyer de Mulhouse ; etdepuis ce dernier endroit jusquà Saint-Germain, à laide de celles de Saint-Germain , exécutées par M. Alfred Hallette dArras. Cette dernière portiondu chemin est seule en activité, cest la seule aussi que nous examineronsavec détails, en ne parlant que comme mémoire et comme renseignementsdu projet primitif et de ses accessoires. Les pompes de Chatou , construites àlusine de Seraing en Belgique , devaient servir à faire descendre les trainslorsque la gravité ne suffirait plus pour leur imprimer la vitesse nécessaire.Pour cela, un diaphragme, placé à 700 mètres de lembranchement, de-vait permettre à la machine de Chatou dopérer le vide dans cette portiondu gros tube une fois que le convoi ascendant laurait dépassé.

Soupape dentrée. Lorsque le piston est introduit dans le tube, ilsagit de faire le vide devant lui; mais pour le faire avec fruit, on inter-cepte toute communication au moyen dune soupape d'entrée, et lon faitagir le télégraphe électrique, qui avertit quon doit mettre en mouvementles machines pneumatiques (1).

Cette soupape est représentée en détails, pl. 9.

La fig. 7 en montre la coupe verticale, faite suivant laxe du tube depropulsion.

La fig. 8, une autre coupe verticale perpendiculaire à la précédente,et faite suivant la ligne 5-6.

Et enfin la fig. 9, une élévation extérieure parallèle à la figure 7, et vuedu côté du mécanisme.

Nous supposons un train montant à Saint-Germain : lorsquon a ferméla soupape en agissant sur le levier B, elle intercepte la communicationentre la partie du tube dans laquelle on fait le vide et celle dans laquellese trouve le piston , et par suite le convoi. A la première évacuation dairenlevé par les premiers coups de piston des pompes pneumatiques, léqui-libre de pression étant rompu sur les deux faces du clapet ou soupapedentrée C, cette dernière, basculant librement autour de la xej, qui luisert de charnière, tend à retomber à sa position normale, car elle nestretenue que par le secteur en fonte k et son contrepoids l , qui devien-draient bientôt insuffisants. On a donc été dans lobligation dexercer surla face en contact avec la partie purgée, une pression factice quon estmaître détablir ou de retirer à volonté. Voici ce qui a été imaginé à ceteffet : la partie du tube de propulsion dans laquelle se meut la soupapedentrée est munie à sa base dune tubulure m , à laquelle est boulonné lecylindre D. Lintérieur de celui-ci, fondu avec un orifice supérieur n etun orifice inférieure, ouverts à lair libre, reçoit le piston à garniturede cuir E, qui se relie avec le clapet C par la bielle ou tige F, ce qui rend

(1) Nous nous proposons de faire connaître bientôt ia consiruclion des télégraphes électriques-