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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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le mouvement de ces deux pièces dépendant lun de lautre. Or, si lonveut empêcher la soupape de retomber par laspiration de lair du tube ,on découvre lorifice o et lon ferme lorifice n au moyen du tiroir p; lair,se précipitant sous le piston E , agit sur toute sa surface ; et comme celle-ciest sensiblement plus grande que celle du clapet dentrée, on conçoit quilla maintient fermée avec une force dépendant à la fois de lexcédant decette surface, de la perfection du vide dans le tube de propulsion et dupoids l, multiplié par la longueur du bras ou secteur k. Lorsque ce videest obtenu à un degré convenable, il faut faire baisser la soupape pourdonner passage au convoi ; à cet effet, on change la position du tiroir p ,qui met alors en communication les deux orifices n et o; au même instant,lair qui existe sur le piston est aspiré instantanément par la partie supé-rieure purgée, et léquilibre de pression sétablissant bientôt, la soupapesouvre delle-même et sans choc pour livrer le passage au piston moteur.

En cas daccident ou de fausse manœuvre, le cylindre I) est garni à sabase dune espèce de tampon ou ressort métallique q, qui amortirait lechoc du piston si ce dernier venait à se détacher, et dune soupape de sû-reté b', qui laisserait échapper lair lors dun faux mouvement.

La manœuvre du tiroir de distribution dair p, seffectue soit à la main,soit par le convoi même. Dans le premier cas, cest en agissant sur lapoignée G que lon fait mouvoir laxe qui le porte, la manivelle r et latige à contrepoids S 2 ; dans le second cas, cest au moyen dun mécanismeparticulier et fort ingénieux, dessiné en détails fig. 10. Il se compose dundouble levier à encoches H, situé à quelques mètres de la soupape quilcommande, entaillé dans les rails i, et oscillant autour de son point fixe t.Lorsque la première roue du convoi fait baisser la partie recourbée de celevier, sa partie opposée, qui, munie dencoches, retenait le moulinet 1,le laisse échapper en se soulevant pour lui faire prendre la position indi-quée en ponctué ; mais chaque extrémité de ce moulinet correspond avecun long et fort fil de fer u qui, se croisant dans le milieu de sa longueur,sattache à un second moulinet ,1, quon voit représenté fig. 8 et 9; ilsensuit donc que loscillation de ce dernier a fait agir le tiroir p, que lepoids v tend toujours à faire descendre, et a fermé la communication delair pour établir celle du vide. On remet à la main les choses dans leurétat primitif avec laide du levier G.

Soupape intermédiaire. La soupape intermédiaire, qui nexistepas dans la portion exploitée du chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain , mais qui existe dans le projet, devait servir à limiter la sphèredaction de chaque machine motrice, et devait se manœuvrer dunemanière analogue, sauf quelques petites particularités dont la principaleétait la boite à tiroir qui, au lieu de se trouver en communication aveclair, létait au contraire avec la portion purgée du tube par un tuyaurecourbé : son principe, son mouvement, son but, étaient, dailleurs, lesmêmes que précédemment.