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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
une espèce de compensation entre l’accroissement de l’inclinaison de la rampe etl’accroissement de la pression effective sur le piston propulseur.
On voit donc qu’indépendamment des motifs indiqués plus haut, il y avait lieud’adopter, non pas une pente uniforme, mais une pente croissante jusqu’à une cer-taine limite, et c’est à cette dernière condition que satisfaisait également bien lacourbe parabolique.
Le tracé du chemin de fer ayant été déterminé ainsi que l’inclinaison des rampeset leurs longueurs, il s’est présenté deux problèmes principaux à résoudre au pointde vue de la mécanique.
1° Détermination de la section à donner au tube propulseur , dans les diversesportions du chemin , pour satisjaire aux conditions de puissance et de vitesse ;
2° Détermination de la puissance des machines pneumatiques destinées àopérer la raréfaction de l’air , dans les tubes , et des machines à vapeur qui doi-vent les mettre en mouvement.
ÉTUDE DU PREMIER PROBLÈME.
DÉTERMINATION DE L’EFFORT DE TRACTION PAR TONNE A DIFFÉRENTES VI-TESSES. — Pour résoudre la première question, il a fallu déterminer quel était engénéral, et spécialement sur le chemin de fer de Saint-Germain, l’effort de tractionpar tonne.
1° A une vitesse assez faible pour que l’on pût regarder la résistance de l’aircomme nulle.
2° Aux diverses vitesses, où la résistance de l’air et toutes les causes qui augmen-tent l’effort de traction quand la vitesse croît, prennent une grande importance.
A cet effet, indépendamment de quelques résultats d’expériences connues sur lavitesse uniforme que prennent les wagons sur les pentes des chemins de fer de larive gauche, de la rive droite et de Saint-Etienne à Lyon , on a déterminé, aumoyen d’un dynamomètre placé entre la locomotive et le convoi, les divers effortsde traction par tonne qui correspondent à diverses vitesses, ayant soin de bien dis-tinguer les cas où il y avait accélération de ceux où le mouvement était uniforme.
formule de l’effort de traction. —Pour représenter analytiquement la loides variations des efforts de traction correspondant à diverses vitesses, on a pris laformule pratique R=a+&K“ ; elle suppose que la résistance R, où l’effort de tractionpar tonne se compose de deux quantités, l’une constante a , qui est l’effort de tractionpar tonne, à une vitesse infiniment petite , et dont l’autre bu' 1 représente un effortde traction variant comme le quarré de la vitesse u , et exprime la résistance de l’airet en général toute espèce de résistance croissant comme le quarré de cette vitesse;a et b sont, comme on le voit, des coefficients qu’il a suffi de déterminer au moyendes deux équations fournies par les expériences ci-dessus et particulièrementcelles faites sur le chemin de fer de Saint-Germain.
On a pu de cette manière obtenir un nombre suffisant de couples de valeurs dea et 6, et celles auxquelles on s’est arrêté représentant une moyenne assez conve-nable sont :
a— 0,00421 tonnes ( e t 6=0,000317 tonnes.
L’unité de poids est la tonne, parce que le poids des convois est le plus souvent