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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
machine à vapeur de 100 chevaux, que nous examinerons en détails, et secomposent d’un grand et fort cylindre en fonte P, d’une seule pièce, aléséau diamètre de 2” 50, renforcé par des nervures et entouré à l’extérieurd’une chemise en tôle l. Celle-ci est destinée à recevoir un courant d’eaufroide, afin de rafraîchir constamment le métal qui s’échauffe, comme onsait, par la dilatation de l’air aspiré des tubes. Le corps cylindrique despompes repose sur un socle de fonte Q, à jours dans plusieurs de ses par-ties, et fondu avec de larges nervures.
La base inférieure R, qui sert de fond, et le couvercle supérieur S sontmunis de deux larges et grands clapets de bronze m m f , qui servent pourl’aspiration et l’évacuation de l’air. Les premiers m, adaptés à l’origine destubulures qui se réunissent par un seul conduit au tube atmosphérique,s’ouvrent naturellement de dehors en dedans; des pattes recourbées enfer n, sont fixées à ces clapets et portent un contre-poids destiné à leurfaire équilibre, afin que leur soulèvement ou leur abaissement s’opère avecune grande facilité ; des saillies o sont ménagées à ces pattes, pour que dansle mouvement des clapets elles viennent rencontrer des arrêts p, quilimitent leur course et les empêchent de s’ouvrir au delà d’un certaindegré.
Les clapets m ', qui sont diamétralement opposés aux premiers, marchenten sens contraire , c’est-à-dire qu’ils s’ouvrent du dedans au dehors, tou-jours avec l’aide des contre-poids/. Pour éviter qu’ils retombent avec bruitsur leur siège, les constructeurs ont appliqué à chacun un système de pis-ton g, mobile dans un petit cylindre fixe en fonte T, ouvert d’un bout etportant de l’autre un petit robinet r, puis une soupape à ressort t quis’ouvre du dehors au dedans (fig. 7). Lorsque le clapet s’ouvre par l’effet del’air chassé de l’intérieur du grand cylindre à l’extérieur, il repousse lepetit piston g qui, marchant dans le petit cylindre, tend à comprimer lapetite quantité d’air qu’il contient, et qui forme ainsi un matelas élastiqued’autant plus puissant qu’il est plus comprimé. Lorsque le clapet se ferme,ce ressort se détend ; mais comme son élasticité diminue rapidement, enraison de l’ouverture de la soupape t, l’air qui se trouve du côté opposé dupiston forme bientôt équilibre et empêche ainsi que le clapet ne descendeavec une trop grande rapidité. Cette disposition a été appliquée sur toutesles pompes des divers appareils établis sur le chemin de Saint-Germain.
Le piston U des pompes est composé d’une couronne en fonte w, réuniepar des nervures au moyeu et couverte de chaque côté par des disquesen tôle ou en cuivre v. Sa garniture est métallique, formée d’un grandnombre de segments et de coins en fonte x, poussés par des ressorts mé-plats ij (fig. 3) ; sa tige Y, glissant dans les fortes boîtes a' et assemblée àcône dans le moyeu, y est retenue par un fort écrou en fer z, engagé dansun filetage carré. Une telle tige, établie entièrement en acier, ne pèse pasmoins de 1005 kilog., ce qui fait voir toute l’importance proportionnelle del’appareil en général et l’énorme puissance dont il peut disposer. Sur les