PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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1° L’air refoulé par le piston propulseur;
2° L’air rentrant par la soupape longitudinale (fuites variables) ;
3° L’air rentrant par la circonférence du piston propulseur et des pistons pneu-matiques ( fuites constantes ).
La quantité n° 3 ne présente aucune difficulté dans sa détermination ; quant auxdeux autres, il n’en est pas ainsi, et il a fallu avoir recours aux expériences faites àDalkey pour les déterminer.
Le piston fut placé à chacune des deux extrémités du tube propulseur et main-tenu en cette position ; puis le vide fut fait au degré ordinaire : les abaissementssuccessifs du mercure donnaient la mesure des fuites totales, comprenant les fuitesvariables, augmentées des fuites constantes, tandis que les abaissements observésdans l’autre expérience ne représentaient que les fuites constantes. La différencedonnait donc les fuites variables, et en divisant le chiffre obtenu par la longueurdu tube de propulsion, on avait la fuite par mètre courant dans un temps déterminé,et par suite dans une seconde.
Cette expérience, recommencée de diverses manières avec divers degrés de vide,a montré qu’entre les limites ordinaires de la raréfaction dont on se sert, le vo-lume des fuites, ramené à la pression atmosphérique, est sensiblement constant :il est évalué à O mètre cube 0002 par seconde et par mètre courant.
Quant aux fuites constantes observées, le chiffre auquel elles se montent danscette expérience ne peut être pris pour le chiffre réel des fuites constantes dans lesconditions ordinaires du travail ; car, ainsi que le fait très-bien observer M. Ste-phenson, le cuir du piston propulseur ne peut s’appliquer aussi exactement contreles parois du tube quand il se meut avec une grande vitesse que lorsqu’il est enrepos. Également aussi dans cette expérience, les rentrées d’air qui concernent lapompe ne peuvent s’effectuer par les deux soupapes d’admission, sans que la pompetravaille; elles ont lieu, en outre, par les quatre soupapes de sortie et le stuffing-boxde la tige du piston pneumatique; dès lors, il faut avoir recours au calcul appliquéà la marche normale d’un train pour évaluer ces fuites constantes.
Et si, de chacun des nombres trouvés, on retranche la fuite variable qui corres-pond à la longueur de soupapes comprise entre le piston et la fin du tube propulseur,le reste sera l’expression de la fuite constante par seconde : un grand nombre demoyennes donne le nombre O mètre cube 37, qui a été adopté.
Détebmination nE la puissance aspiratkice des pompes pneumatiques.Rien ne s’oppose maintenant à ce que l’on calcule la puissance d’exhaustion qu’ilconvient de donner aux pompes pneumatiques, car on connaît les trois volumesénoncés plus haut, dont la somme compose le volume qu’il s’agit d’extraire par se-conde , pourvu que la distance qui doit séparer les machines fixes soit déterminée :ce qui arrive généralement par la position des stations. Quoi qu’il en soit, il estévident qu’il n'y a pas grand intérêt à éloigner beaucoup les pompes pneumatiques ;en effet, plus la longueur du tube épuisé par la même machine est grande , plus laperte de travail occasionnée par les fuites de ia soupape longitudinale est considé-rable. Celles-ci rendent donc proportionnellement plus long le temps nécessaire à lararéfaction; il en résulte aussi une grande irrégularité dans la marche des trains,car la machine, à peine suffisante au commencement pour absorber ces fuites, de-vient trop énergique à la fin, quand elles ont disparu. Dans le cas duchèmin de feratmosphérique, leur emplacement était à peu près indiqué par la position des stationsintermédiaires.