PUBLICATION INDUSTRIELLE.
177
graramètres multiplié par le coefficient pratique, qui exprime le rapport qui existeentre le travail réel et le travail théorique d’une machine.
Ce coefficient varie nécessairement par chaque machine ; pour les machines deCornouailles , qui ne sont pas dans des conditions meilleures d’un bon emploi devapeur que ne le sont les machines du chemin atmosphérique, sa valeur varie entre
1 1
—■ et —■.
0,54 0,78
Si on prend pour les machines du chemin de fer — = 1,66, le produit 4,659 ki-
0,60
logrammètres par 1,66, sera 7,734 km.
Tel est le nombre de kilogrammètres théoriques qu’il faut produire pour extraire1 mètre cube.
Comparaison avec les chemins de fer atmosphériques anglais . — Maisau lieu de s’en rapporter uniquement au chiffre donné par cette manière de pro-céder, on a préféré, pour se mettre au-dessus de toute éventualité ou fausse hypo-thèse sur l’effet utile des machines, se diriger d’après ce qui a été déjà adopté enpareille circonstance.
Calcul du nomere de kilogrammètres théoriques employés dans les
DIVERS CHEMINS ATMOSPHÉRIQUES ANGLAIS POUR EXTRAIRE UN MÈTRE CUBE
d’air a 18° de vide. — A cet effet, on a dressé le tableau suivant, dans lequelon a mis en regard les nombres de kilogrammètres théoriques employés à Dalkey ,à Croydon et au South Devon , pour extraire 1 mètre cube d’air au degré de raré-faction marqué par 18° correspondant au travail maximum.
Ce calcul a été fait en ayant égard aux circonstances variées de pression de lavapeur, de détente, etc.
A Dalkey , pour extraire l' uc d’airà 18° dévidé, on emploie 7,287 km. théor.A Croydon, d° d° 8,746
Au South Devon, d° d° 10,097
Adoption du nombre de kilogrammètres théoriques destinés a l’é-puisement DE 1 MÈTRE CUBE d’AIR SUR LE CHEMIN DE SAINT-GERMAIN. —L’inspection de ces nombres a porté à augmenter le chiffre de 7,734 km. par mètrecube d’air, car il ne peut y avoir aucun inconvénient à avoir un excès de puissance ;cela peut même être nécessaire dans le cas d’une augmentation de circulation surla ligne ; tandis qu’il y aurait un grand désavantage dans l’emploi de machines tropfaibles qu’on serait fréquemment obligé de faire fonctionner avec une détente ré-duite, et, par suite, peu économique.
Ces considérations ont fait adopter le nombre 9,920 kilogrammètres théoriquespar mètre cube d’air extrait, qui correspond aux dispositions et dimensions suivantesdes machines, pour extraire 4 mètres cubes d’air, comme à Nanterre et à Chatou .
Dimensions des machines résultant du chiffre adopté ci-dessus. —Deux machines à vapeur couplées faisant mouvoir deux cylindres à air.
Pression dans la chaudière : 6 atmosphères absolues ; détente commençant au 1/10de la course du piston : variable à la main et par le pendule conique ; entre 0 et1/20 de la course du piston : condensation; vitesse des pistons à vapeur : 2 m parseconde; vitesse des pistons pneumatiques : 0 m 40 par seconde.
Transmission du mouvement de l’arbre des deux cylindres à vapeur à l’arbre desdeux pompes pneumatiques, au moyen d’une roue d’engrenage et d’un pignon.