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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Les chaudières sont en outre munies de manomètres à air libre, sys-tème Richard, semblables à ceux que nous avons décrits (5 e vol., pl. 9), etqui indiquent parfaitement la pression de la vapeur qu’elles renferment.
L’eau d’alimentation est envoyée dans les générateurs par les pompesappliquées à l’appareil spécial de condensation, au moyen d’un tube com-mun S, qui est aussi muni devant chaque chaudière tubulaire de boîtes àsoupapes T, semblables à celle représentée en coupe fig. 6, afin de commu-niquer soit avec un générateur, soit avec un autre. Le chauffeur, placé surle devant de son fourneau, peut manœuvrer les soupapes ’e' renferméesdans ces boîtes au moyen de vis de rappel f suspendues à l’extrémité desleviers g' et portant chacune une manivelle h' ( fig. 1,2,7 et 8) que l’onfait tourner à la main. Ces vis de rappel traversent l’écrou taraudé i'rapporté avec la plaque de fonte W contre la paroi extérieure des chau-dières et permettent d’alimenter vivement ou lentement, selon les besoins,en desserrant la soupape e' qui, poussée par l’eau du tube longitudinal,se soulève et laisse écouler cette dernière par l’orifice V qui communique au-dessus des tubes. On a choisi les chaudières tubulaires de préférence auxchaudières à foyer pour établir l’embouchure d’alimentation, afin d’éviter latransition brusque causée par la différence de température, de sorte quel’eau qui arrive dans la chaudière à bouilleur et à foyer, vient toujoursde sa voisine et se trouve par suite élevée déjà à un certain degré.
Pour la mise en marche des chaudières, c’est-à-dire pour les remplirlorsqu’elles ont été vidées et nétoyées, on les alimente au moyen d’untube latéral U placé sur le derrière, et qui communique avec un réservoircommun : ce tube est garni de robinets ml, qui permettent la communica-tion avec chacune des chaudières.
Chaque corps de ces dernières contenant son foyer, communique direc-tement avec son voisin, qui contient les tubes, par un tuyau courbé enfonte Y, afin qu’en alimentant l’un, le niveau s’établisse immédiatementdans l’autre, de môme qu’en vidant le premier, le second se vide égale-ment. Ils sont aussi munis tous d’un trou d’homme latéral X fermé par uncouvercle de fonte n', comme dans les chaudières ordinaires.
On opère la vidange de ces générateurs par les tuyaux d’évacuation Y,qui, munis chacun d’un robinet p', déversent leurs eaux dans un conduitcommun Z, lequel les amène au dehors de l’établissement.
Disposition et assemblage des tubes. — On voit donc que l’on n’arien négligé pour rendre ce système de générateurs aussi complet que pos-sible, et commode pour le service. Construit d’une manière irréprochablepar la maison Derosne et Cad, il avait été primitivement confié à l’étudeéclairée de M. Lemaitre, à La Chapelle, et qui le premier avait fait les expé-riences les plus concluantes en sa faveur, ainsi qu’on peut le constater parle rapport de M. Lamé, de l’Institut, page77 et suivantes de ce volume.
Nous avons dit précédemment que six des douze chaudières dont se com-pose l’établissement de Saint-Germain étaient garnies de tubes, à la ma-