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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

vitesse, par la facilité et léconomie dentretien, comme par lexacti-tude des ajustements, et par les convenances générales au point de vuemécanique.

« Lexpérience a démontré, disent MM. Lacroix, que la meilleureméthode de peignage était de faire mécaniquement ce que lon fait dansle peignage à la main, cest-à-dire quon a acquis la certitude que, pourobtenir le meilleur résultat, il est absolument nécessaire dattaquer le linpar lextrémité de la poignée, et de continuer lentement et graduellementjusquà ce que la pointe du peigne lattaque au milieu ; puis, pour obtenirle plus grand rendement en long brin et la meilleure qualité en étoupes,il est nécessaire de peigner alternativement chaque côté de la poignée,en continuant ainsi sur le premier, le deuxième, le troisième peigne, etc.Cest le but, cest la bonne voie, la vraie perfection.

« Mais, ajoutent MM. Lacroix, le peignage gradué et alternatif surchaque côté de la poignée et sur des peignes de diverses séries, sanslintervention de la main de l'homme , navait point été jusquà présentun fait accompli, une victoire remportée. Aucun des systèmes connusnavait résumé, à lui seul, les causes de perfection du peignage à la main,tout en écartant les inconvénients quil entraîne. »

En présence des divers systèmes que lon met en concurrence aujour-dhui , des avantages que leurs auteurs cherchent à faire ressortir, et desinconvénients que les filateurs leur reprochent, il nest pas facile de direquel est réellement le meilleur, quel est celui qui devra lemporter surles autres. Cependant, nous croyons que la machine de M. Busk, quenous allons décrire, est encore une de celles qui présentent le plus dave-nir, le plus de chance de succès, surtout après les modifications que lesconstructeurs y apportent chaque jour.

Cette machine, pour laquelle la force nécessaire peut être évaluée àcelle dun demi-cheval à un cheval vapeur au plus, est susceptible depeigner environ 500 kilog. de lin par jour moyennement. Elle peut êtreemployée pour le long brin ou pour le lin coupé en deux; elle nexige quequatre ou cinq enfants seulement, pour visser et dévisser les pinces, etun ou deux hommes pour la diriger et faire tout le service. Le prix dunetelle machine, dans les dimensions représentées sur le dessin, est de5,000 fr., prise chez les constructeurs, à Rouen .

La combinaison de cette machine est vraiment fort ingénieuse ; nousavons trouvé dans le mécanisme des particularités très-remarquables,aussi nous ne doutons pas que, sous ce rapport comme sous celui delapplication, elle ne soit regardée, par un grand nombre de nos lecteurs,comme très-intéressante.

Le principe sur lequel elle est établie est un cylindre ou grand tambour,armé de peignes à sa circonférence, et recevant un mouvement de rota-tion plus ou moins rapide. La disposition des peignes est toute particu-lière; des planchettes, dont on règle linclinaison à volonté, ne permettent