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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
vitesse, par la facilité et l’économie d’entretien, comme par l’exacti-tude des ajustements, et par les convenances générales au point de vuemécanique.
« L’expérience a démontré, disent MM. Lacroix, que la meilleureméthode de peignage était de faire mécaniquement ce que l’on fait dansle peignage à la main, c’est-à-dire qu’on a acquis la certitude que, pourobtenir le meilleur résultat, il est absolument nécessaire d’attaquer le linpar l’extrémité de la poignée, et de continuer lentement et graduellementjusqu’à ce que la pointe du peigne l’attaque au milieu ; puis, pour obtenirle plus grand rendement en long brin et la meilleure qualité en étoupes,il est nécessaire de peigner alternativement chaque côté de la poignée,en continuant ainsi sur le premier, le deuxième, le troisième peigne, etc.C’est là le but, c’est là la bonne voie, la vraie perfection.
« Mais, ajoutent MM. Lacroix, le peignage gradué et alternatif surchaque côté de la poignée et sur des peignes de diverses séries, sansl’intervention de la main de l'homme , n’avait point été jusqu’à présentun fait accompli, une victoire remportée. Aucun des systèmes connusn’avait résumé, à lui seul, les causes de perfection du peignage à la main,tout en écartant les inconvénients qu’il entraîne. »
En présence des divers systèmes que l’on met en concurrence aujour-d’hui , des avantages que leurs auteurs cherchent à faire ressortir, et desinconvénients que les filateurs leur reprochent, il n’est pas facile de direquel est réellement le meilleur, quel est celui qui devra l’emporter surles autres. Cependant, nous croyons que la machine de M. Busk, quenous allons décrire, est encore une de celles qui présentent le plus d’ave-nir, le plus de chance de succès, surtout après les modifications que lesconstructeurs y apportent chaque jour.
Cette machine, pour laquelle la force nécessaire peut être évaluée àcelle d’un demi-cheval à un cheval vapeur au plus, est susceptible depeigner environ 500 kilog. de lin par jour moyennement. Elle peut êtreemployée pour le long brin ou pour le lin coupé en deux; elle n’exige quequatre ou cinq enfants seulement, pour visser et dévisser les pinces, etun ou deux hommes pour la diriger et faire tout le service. Le prix d’unetelle machine, dans les dimensions représentées sur le dessin, est de5,000 fr., prise chez les constructeurs, à Rouen .
La combinaison de cette machine est vraiment fort ingénieuse ; nousavons trouvé dans le mécanisme des particularités très-remarquables,aussi nous ne doutons pas que, sous ce rapport comme sous celui del’application, elle ne soit regardée, par un grand nombre de nos lecteurs,comme très-intéressante.
Le principe sur lequel elle est établie est un cylindre ou grand tambour,armé de peignes à sa circonférence, et recevant un mouvement de rota-tion plus ou moins rapide. La disposition des peignes est toute particu-lière; des planchettes, dont on règle l’inclinaison à volonté, ne permettent