218
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
embrasser la poulie X placée sur l’axe qui porte le cylindre à brosses ; àcôté de cette poulie est un pignon à joues p, qui engrène avec la roue in-termédiaire q, montée libre sur un simple goujon fixé à coulisse sur l’undes bâtis de fonte K. Elle commande directement une roue semblable,mais plus grande q', assujétie au bout de l’arbre du grand tambour, quireçoit ainsi une vitesse de rotation correspondante à environ 70 tours parminute, lorsque la poulie, qui tourne six fois plus vite, en fait plus de 400.
C’est cet arbre qui commande, à son tour, toutes les autres parties mo-biles de la machine. Ainsi, à son autre extrémité, est un pignon r qui, en-grenant avec une roue intermédiaire s , communique par une seconderoue plus petite s' son mouvement à celle t qui est rapportée au bout del’axe de l’excentrique. Le rapport entre le diamètre du pignon r etcelui de cette dernière roue est delà 3, 5 ; par conséquent, l’excentri-que et son axe ne font guère que 20 tours, lorsque le grand tambour enfait 70. On voit, au reste, que les engrenages peuvent être modifiés à vo-lonté , et par conséquent on peut changer le rapport des vitesses commeon le juge convenable.
Sur le moyeu de la même roue intermédiaire s , est un pignon u qui sertà commander le cylindre à cardes, par les roues droites v et v' (fig. 3);ces mouvements sont tels que ce cylindre ne fait pas plus de 6 à 7 révolu-tions sur lui-même par minute. Enfin le mouvement alternatif du peignedroit J est produit par les petites roues x, x' dont l’une porte un tourillonexcentrique et se relie par articulation à la bielle y qui, par sa partie su-périeure , est assemblée de même à la manivelle z, montée sur l’axe dupeigne.
TRAVAIL DE LA MACHINE.
Nous avons dit que le grand tambour peigneur A marche avec une vitessede 70 tours par minute, et comme il est muni à sa circonférence de 30 pei-gnes semblables, formés chacun de plusieurs rangées d’aiguilles, on voitque le nombre de coups de peigne est de
Or , l’arbre qui porte l’excentrique Q ne tourne qu’avec une vitesse de20 tours, par conséquent chaque poignée de lin monte et descend moyen-nement 20 fois dans une minute, donc, à chaque course descendante, elleest attaquée
- - - - = 105 fois par les peignes,
Ji\)
et comme elle change de position successivement depuis la première à gau-che jusqu’à la sixième à droite afin d’être soumise à l’action des peignesdifférents, c’est-à-dire variant de numéro du plus gros au plus fin, on peutdire que chaque poignée reçoit réellement
6 x 105 = 630 coups de peigne.