PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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placer partout où on le juge nécessaire et sur quelques pièces de bois ; onpeut donc dire sans crainte que ce système doit être préféré, dans un grandnombre de cas, par la facilité qu’il offre de le monter près des fours, sansembarrasser le service par des transmissions de mouvement, et de plus,par la commodité de faire marcher à la vitesse la plus convenable. Il n’estdonc pas étonnant que le principal constructeur, M. Cavé, ait constammentde ces appareils en cours d’exécution. Toute la partie du bâtis qui setrouve au-dessous de la plaque d’assise D, est constamment pleine d’eau ,afin de diminuer autant que possible la chaleur de celle-ci qui est en deuxpièces, comme étant plus économique à remplacer..
Le poids total d’une telle machine est de 13,500 kilog. M. Cavé peut lalivrer au prix de 12,000 fr., ce qui correspond à 88 fr. les 100 kilog. Il estévident qu’un marteau cingleur, capable de produire le même travail,coûterait, beaucoup plus et serait certainement aussi plus dispendieux enfrais d’entretien. La vitesse de ces presses, est de 40 à 60 coups par mi-nute , suivant l’habileté des ouvriers.
DESCRIPTION DE LA PRESSE A VAPEUR DE M. GUILLEMIN,BEPHÉSENTÉE PL. 16.
La disposition de la presse construite par M. Guillemin, pour les forgesd’Anzin , a beaucoup d’analogie avec la précédente, comme on le voit parle dessin fig. 13. Il est bon d’observer toutefois que dans cette machine letiroir de distribution renfermé dans la boîte R ne fonctionne qu’à la main,à l’aide d’une grande manette N, que l’ouvrier, ou un enfant, est obligé demanœuvrer, tandis que dans l’appareil de M. Cavé le tiroir fonctionne parl’action même de la bielle qui communique à l’arbre des volants. Le tiroiret la boîte sont horizontaux, et la vapeur passe de celle-ci au cylindre Qpar le tuyau recourbé M. Du reste, le balancier A est à peu près de mêmemobile avec l’axe R qui le porte, et qui est ajusté dans des coussinets enbronze assujétis comme les premiers dans des cages ou supports en fonte F,qui sont rapportés et boulonnés sur la grande plaque d’assise E, au lieud’être fondue avec elle ; l’enclume D est fixée sur cette plaque qui est aussifondue en deux parties séparées, non réunies entre elles, mais solidementadaptées à la charpente élevée O qui est disposée comme dans l’appareil deVierzon (fig. 1).
Le constructeur n’a pas cru devoir appliquer de volant ni de manivelle àcette machine ; la course du piston P est limitée, d’un côté, par une pièce debois /, garnie à sa surface supérieure d’une platine en fer ou de lambeauxde vieux câbles plats, et de l’autre, par le contact de la mâchoire du balan-cier sur la loupe U, que l’on doit réduire à un volume beaucoup plus petit.Cette disposition, dit M. Guillemin (1), suffit parfaitement à amortir lechoc qui a lieu au moment où le balancier retombe. Au reste, ce chocest très-faible, comme il est facile de le comprendre, puisque la différence
(t) BuHeirn du Musée de l'industrie, par M. Jobard