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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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placer partout on le juge nécessaire et sur quelques pièces de bois ; onpeut donc dire sans crainte que ce système doit être préféré, dans un grandnombre de cas, par la facilité quil offre de le monter près des fours, sansembarrasser le service par des transmissions de mouvement, et de plus,par la commodité de faire marcher à la vitesse la plus convenable. Il nestdonc pas étonnant que le principal constructeur, M. Cavé, ait constammentde ces appareils en cours dexécution. Toute la partie du bâtis qui setrouve au-dessous de la plaque dassise D, est constamment pleine deau ,afin de diminuer autant que possible la chaleur de celle-ci qui est en deuxpièces, comme étant plus économique à remplacer..

Le poids total dune telle machine est de 13,500 kilog. M. Cavé peut lalivrer au prix de 12,000 fr., ce qui correspond à 88 fr. les 100 kilog. Il estévident quun marteau cingleur, capable de produire le même travail,coûterait, beaucoup plus et serait certainement aussi plus dispendieux enfrais dentretien. La vitesse de ces presses, est de 40 à 60 coups par mi-nute , suivant lhabileté des ouvriers.

DESCRIPTION DE LA PRESSE A VAPEUR DE M. GUILLEMIN,BEPHÉSENTÉE PL. 16.

La disposition de la presse construite par M. Guillemin, pour les forgesdAnzin , a beaucoup danalogie avec la précédente, comme on le voit parle dessin fig. 13. Il est bon dobserver toutefois que dans cette machine letiroir de distribution renfermé dans la boîte R ne fonctionne quà la main,à laide dune grande manette N, que louvrier, ou un enfant, est obligé demanœuvrer, tandis que dans lappareil de M. Cavé le tiroir fonctionne parlaction même de la bielle qui communique à larbre des volants. Le tiroiret la boîte sont horizontaux, et la vapeur passe de celle-ci au cylindre Qpar le tuyau recourbé M. Du reste, le balancier A est à peu près de mêmemobile avec laxe R qui le porte, et qui est ajusté dans des coussinets enbronze assujétis comme les premiers dans des cages ou supports en fonte F,qui sont rapportés et boulonnés sur la grande plaque dassise E, au lieudêtre fondue avec elle ; lenclume D est fixée sur cette plaque qui est aussifondue en deux parties séparées, non réunies entre elles, mais solidementadaptées à la charpente élevée O qui est disposée comme dans lappareil deVierzon (fig. 1).

Le constructeur na pas cru devoir appliquer de volant ni de manivelle àcette machine ; la course du piston P est limitée, dun côté, par une pièce debois /, garnie à sa surface supérieure dune platine en fer ou de lambeauxde vieux câbles plats, et de lautre, par le contact de la mâchoire du balan-cier sur la loupe U, que lon doit réduire à un volume beaucoup plus petit.Cette disposition, dit M. Guillemin (1), suffit parfaitement à amortir lechoc qui a lieu au moment le balancier retombe. Au reste, ce chocest très-faible, comme il est facile de le comprendre, puisque la différence

(t) BuHeirn du Musée de l'industrie, par M. Jobard