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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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quil est saturé de substances étrangères et lorsque son pouvoir décolorantest épuisé.

Une bonne revivification (1), opérée à une chaleur rouge, rend le noirpresque aussi bon que lorsquil était neuf; et en y ajoutant une faible quan-tité de ce dernier, pour réparer les pertes, il reprend toute son énergiepremière.

Lejus filtré se rassemble dans un nouveau réservoir qui doit le distribueraux chaudières dévaporation, pour ensuite subir une seconde filtration surles mêmes filtres et avec du noir neuf qui sert ensuite à passer la clairce.

Cette seconde filtration a pour but de retenir, à la faveur du noir ani-mal, les substances étrangères qui avaient échappé à une première filtra-tion, de séparer la chaux précipitée par lévaporation, de retenir quelquesautres sels, et enfin de décolorer le sirop que lévaporation contribue àcolorer.

Le sirop doit sortir des filtres clair et limpide, il est prêt alors à éprouverla cuisson et à donner des cristaux dune belle nuance.

Ce sucre de premier jet, extrait de la canne ou de la betterave, égouttéet même claircé, nest encore considéré que comme un produit brut quiexige un raffinage, ou comme nous lavons dit, un nouveau traitementanalogue dans plusieurs de ses parties avec la fabrication même.

Ainsi, après lavoir fait dissoudre dans 30 p. 0/0 environ de son poidsdeau, on projette dans la solution chaude, 1/2 p. 0/0 de sang de bœuf, et 3à 4 p. 0/0 de noir animal fin ; on remue bien et on porte à lébullition. Lal-bumine du sang, en se coagulant, enveloppe toutes les particules en sus-pension, les réunit sous forme décumes, et opère ainsi la clarification. Oncesse de chauffer et on soutire le liquide pour le filtrer dans des appareilsconstruits comme ceux représentés sur les fig. 1 à 3, pl. 21.

Le sirop, débarrassé des matières en suspension, est encore plus oumoins coloré. On le fait alors passer au travers dune couche épaisse denoir animal en grains, soit daprès le procédé Dumont (fig. 4 et 5), soitd'après ce procédé modifié (fig. 6), puis on le cuit dans un des appareilsque nous avons donnés dans les 4 e et 5 e volumes qui précèdent.

Maintenant que nous avons reconnu les divers emplois du filtrage, nousallons examiner par quelle série de perfectionnements les appareils sontarrivés à leur état actuel.

Nous trouvons que MM. Benoist-Piniau fils et Guillon, à Orléans , sont lespremiers qui furent brevetés pour des machines et procédés propres à cla-rifier les sirops. Leur brevet de 15 ans, qui date du i er prairial an xiii(21 mai 1805), est basé principalement sur une nouvelle méthode dopérerle raffinage du sucre et sur lemploi du charbon de bois à la filtration.Moulé en briquettes uniformes et rebrûlé continuellement, ce charbonpeut servir indéfiniment avec le même avantage que le neuf (2).

0) Voir les appareils à revivifier, publiés dans le tome iv de ce recueil.

(2) Brevets expirés publiés, t. ix, p. 8.