PUBLICATION INDUS! BIELLE.
277
animal et de la craie qui y sont unis, et il est capable de saturer les acidesqui peuvent se rencontrer dans les sirops (1).
MM. Lieubant et C e ont les premiers songé à l’application de la vapeurau filtrage et à la décoloration des sucres et sirops. Dans leur brevet de-mandé pour cinq ans, le 19 mai 1828, ils n’indiquent aucune forme parti-culière de cuve à filtrer, mais ils adaptent à leurs appareils trois robinetssuperposés. Le premier, servant à obtenir l’humidité que l’on donne aunoir; le deuxième, qui rend le sirop au degré que l’on désire après avoirfermé le premier, et le troisième par lequel on extrait l’eau que l’on aversée sur le filtre, lorsque l’opération est achevée, afin d’enlever le sucreretenu par le noir et après avoir eu soin de fermer les deux premiers. Onfait circuler la vapeur autour des parois creuses du filtre, qui contient, àdifférentes hauteurs, deux grilles métalliques, criblées de petits trous.
Le noir anima! employé doit être de la grosseur d’une grosse poudre àcanon; on le lave dans l’eau jusqu’à ce qu’il ne la noircisse plus, puis onle fait sécher (2).
Sous le titre de : Filtre à clarifier les sucres, M. Hervieu, raffineur àNantes , prit, le 25 mai 1829, un brevet d’invention de dix ans, dont le prin-cipe paraît avoir été suivi jusqu’à présent, sauf quelques modifications.Nous laisserons parler l’auteur qui établit ainsi les considérations qui l’ontamené au perfectionnement composant son brevet :
« Pour obtenir un filtre propre à la clarification des sirops et qui réunissetous les avantages désirables, il faut pouvoir passer la clarification à undegré fort élevé, que cette opération se fasse rapidement, de manière à cequ’au moment où le sirop entre dans la chaudière à cuisson, il conserveencore une partie du calorique qu’il a reçu dans la chaudière à clarifier;que cet appareil soit simple et peu dispendieux; que son élévation ne soitpas trop grande et permette de l’employer partout; enfin qu’il soit com-biné de manière à ce que les fourneaux et boîtes à filtres, actuellementemployés dans les raffineries, puissent bien servir, et qu’ainsi on puissel’établir à peu de frais. Il faut encore que la chausse puisse se nettoyer etse vider parfaitement et sans qu’on soit exposé à la déchirer, quelle soitfaite en étoffe de laine, qui donne plus promptement un sirop clair, dégagéde toutes matières étrangères.
«Pour passer les clarifications à un degré élevé, il faut multiplier lessurfaces de la chausse le plus possible et écarter tout moyen de pression ,soit par la presse , soit par le propre poids du liquide ; ce moyen n’étantpropre qu’à déchirer les chausses et même à retarder la filtration, en bou-chant les pores de l’étoffe par les impuretés ou sirop ; la hauteur deschausses n’est nullement nécessaire pour obtenir une filtration prompte.pour preuve de cette assertion, on a remarqué qu’à la fin de l’opération,c’est-à-dire au moment où il reste le moins de sirop dans les chausses et
(I) Voir encore les Brevets expirés, t. xvm, p. 25 C».
-J Irt. xxv, p. Sfifi.
VI.
19