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l’UliUCATION INDUSTRIELLE.
où la chaleur est moins considérable , la tiltration n’en a pas moins lieu.
« On a multiplié la surface des chausses en les faisant très-étroites, maisfort longues; quant à la hauteur, elle est réglée conformément à celle desboîtes à filtres, qui est ordinairement de 2 à 3 pieds, soit 65 à 100 centimètres.
« En laissant les chausses ouvertes dans toute leur longueur, c’est-à-direde toute la longueur des boites à filtres ordinaires, cette large ouverturepermet de retourner les chausses avec une grande facilité et d’enleverainsi le noir immédiatement. Cette grande dimension des poches a pourrésultat de répartir le poids des clarifications sur une grande surface, etde nécessiter une force moins grande dans l’étoffe qui sert à faire cettepoche : on peut donc employer l’étoffe de laine ordinaire, dont les poils,longs et serrés, retiennent plus facilement les matières étrangères etamènent plus facilement la clarification. Un autre avantage de cette grandedimension des poches, c'est qu’elles peuvent recevoir un grand nombre declarifications sans que l’on soit obligé de les vider ou de les changer de place.
« Enfin, pour éviter la difficulté que les ouvriers peuvent avoir à enleverles chausses réunies, on les sépare de manière à ce qu’on peut les placer etles retirer une à une, chaque jour, lorsque les clarifications sont terminéeset que l’on veut vider les chausses.
« C’est d’après ces considérations et observations que le nouvel appareila été construit (1). »
Le filtre est formé d’une boîte ayant la forme d’un parallélipipède ; sapartie inférieure reçoit un robinet pour l’écoulement des jus filtrés, et sapartie supérieure est garnie de traverses en bois qui servent à retenir lesvingt poches à boutonnières qui s’y adaptent.
Dans un brevet d’addition pris le 28 novembre 1833, l’auteur s’estattaché à démontrer que pour rendre l’usage du filtre moins dispendieux etplus facile, on ajouterait aux chausses en laine d’autres chausses entoile (2), dont le seul effet serait de soutenir le choc du liquide, et de pré-server ainsi les chausses en laine auxquelles elles servent de doublure (3).
L’appareil à filtrer les sirops et laver les écumes, breveté pour quinzeans, en faveur de madame Degrand, le 31 août 1830, comprend toute unefabrication que nous n’avons pas à examiner ici, mais à laquelle est jointun filtre qui en forme le complément et qui est établi sur un principe toutà fait neuf. Sa forme est cylindrique ; supporté d’un côté par l’axe d’unemanivelle coudée et de l’autre par un collier, il peut tourner à volonté. Endedans du collier est une boîte à étoupes ; les deux têtes, au fond, sontdes plateaux à bord renversé, en cuivre, un peu convexes ; ils sontliés entre eux par quelques barreaux principaux et un assez grandnombre de barreaux plus petits, formant avec le fond une cage à
(1) Les filtres employés maintenant et représentés fig. \ à 3, sont sous beaucoup de rapports éta-blis d’après ces considérations.
(• 2 ) On se borne maintenant à celle seule application de la toile.
(3) Brevets expirés , l. xxxix, p. 108.