PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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paroi cylindrique. Les plis du Manchet ou filtres proprement dits, selogent en dedans des espaces qui séparent les barreaux l’un de l’autre,et, pour que ces plis demeurent développés, on place dans chacun d’euxune planche de bois, plus mince à son bord intérieur qu’au bord extérieur,et qui a presque la longueur du pli dans lequel elle est logée. Ces planchesne désaftleurent pas le blanchet, et on les contient en leur lieu par un ouplusieurs systèmes de cercles ronds, à charnière, en cuivre mince et assezétroit, qu’on serre avec des vis ou des petits leviers. C’est au moyen decercles semblables qu’on arrête les tètes du blanchet sur les bords ren-versés des fonds du cylindre, et qu’on les y comprime assez fortementpour prévenir la fuite du sirop. Lorsque le liquide est admis dans ce filtre,un homme le fait tourner et met ainsi toutes les espèces de poches en mou-vement pour aider au filtrage naturel à travers le blanchet (1).
MM. Poncin-Spyns et C e , à Bourbourg (Nord ), prirent, le 12 mai 1836,un brevet de cinq ans pour la filtration des jus de betteraves et autresreposant sur un principe d’hydrostatique bien connu et dont l’applicationparaît avoir donné d’heureux résultats.
Ce filtre à double effet est formé de deux cylindres en contact, séparéspar une cloison verticale et communiquant entre eux par la partie infé-rieure seulement ; un diaphragme est placé dans chaque cylindre sur unenervure d’arrêt à 10 cent, au-dessus du fond ; chaque diaphragme étantrecouvert d’une toile, le noir est jeté dessus de manière à remplir l’un descylindres jusqu’à 10 centimètres de son bord supérieur et l’autre jusqu’à25 centimètres de ce môme bord.
Les deux cylindres ainsi remplis de noir, on superpose à la partie supé-rieure du premier un diaphragme coffré, percé de trous et garni d’unetoile, et l’on y verse le sirop à filtrer. Le liquide traverse toute la colonnede noir, et par la communication inférieure tend à se mettre en équilibredans la seconde caisse, de telle sorte que la ligne de niveau, dans celui-ci,suit tous les mouvements progressifs de celui-là, jusqu’à ce qu’elle atteignele niveau d’un robinet dégorgeoir; alors le sirop, après avoir filtré douce-ment à travers les deux colonnes de noir, s’échappe par le robinet desortie en quantité égale à celle du sirop nouveau que l’on ajoute.
Ce mode de filtration, disent les auteurs, nous adonné des avantagesbeaucoup plus grands qu’on ne pouvait le supposer d'une application facile,mais jusqu’alors inusitée, du principe naturel de l’équilibre et de la pres-sion des liquides.
D’après ce môme principe, on est conduit au perfectionnement de monterdes filtres à trois et même à quatre tubes; dans ce cas il est indispensableque le réservoir d’alimentation soit placé à une hauteur suffisante pourdonner aux couches de liquide, une impulsion telle, que le coulage soittoujours abondant et soutenu au robinet de sortie des jus décolorés (2).
U) Breueîj expirés , t. lvii, p. 474.
(2) l»rei>ets expirés y t. xlvi, p. 31.