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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Le 23 juin 1838 M. Dumont prit un nouveau brevet de dix ans, pour unprocédé de clarification des sucres, dans lequel on lit, que la forme commele genre du filtre dont on se servira n’ayant aucune importance sur lesrésultats, il suffit d’exposer le principe sur lequel repose le nouveau modede filtration, lequel consiste essentiellement dans l’immersion, dans le sirop,du tissu à travers lequel la filtration doit s’opérer, de manière que la sur-face externe de celui-ci se trouve recouverte de sirop comme ses parois,jusqu’à une hauteur indéterminée que l’on pourra fixer au moyen d’untuyau placé sur un des côtés du filtre Ce tuyau devra communiquer, parsa partie inférieure, avec le niveau du fond de la caisse intérieurement; sahauteur, bien qu’elle soit arbitraire, devra, pour réunir les meilleures con-ditions, avoir celle des deux tiers de la caisse du filtre : c’est par l’extré-mité supérieure de ce tuyau que s’écoulera le sirop, au fur et à mesureque la filtration s’opérera.
Le brevet repose principalement sur la suppression du sang dans la cla-rification ; on le remplace d’une part par la gélatine et de l’autre par letannin, et généralemeut toutes les substances tannantes, astringentes etautres jouissant de la propriété de précipiter la gélatine de sa dissolu-tion (1).
Nous avons représenté sur la fig. 11, pl. 21, une nouvelle disposition defiltre à vapeur, brevetée dans le principe, le 3 juin 1839, au nom de M. Beis-son, sous le nom de Filtre à l'usage des raffineries de sucre,dit Filtre-Beis-son, et cédée depuis à M. Marchand, le 22 juillet 1839, puis à M. Illy, le29 avril 18V2.
Le principe de ce filtre repose sur l’emploi de la vapeur, qu’on fait arri-ver par le tuyau A dans une sphère creuse B. A celle-ci est adaptée unassez grand nombre de tuyaux ou trompes C, par lesquels elle jaillit dansla masse, pour y aider la filtration.
Le filtre, ou plutôt la capacité contenant la matière filtrante, se composed’une cuve métallique D, garnie à sa partie supérieure d’un rebord à gout-tière en bois a, sur lequel se place le blanchet en toile b séparé de la cuvepar une claie d’osier c; la partie inférieure est recouverte par le faux-fond E. Pour maintenir solidement le blanchet pendant les opérations, eten même temps pour éviter une manœuvre trop longue à chaque montageet démontage du filtre, on a surmonté le rebord a, d’une bride ou cerclee/, qui pénètre dans la gouttière, et qui, pressée parles serre-joints d, offretoute la résistance désirable.
Le couvercle F est muni des divers tuyaux et robine'.s qui servent, soità la prise de vapeur A, soit à sa sortie e, ou encore aux épreuves pendantles opérations f; il porte en outre un regard g par lequel on peut surveil-ler le jus en traitement et l’espèce de cloche cylindrique G qui maintientla haleur dans le centre de la filtration. Le liquide décoloré s’écoule à la
(1) Brevets expirés t t. xliv, p. 184.