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partie inférieure par le tuyau h, et son niveau dans la cuve est constaté parle robinet i.
Nous ignorons le succès qu'a pu obtenir un tel filtre, mais nous pensonsqu’à part l’application de la vapeur, dont la question n’est pas encore jugée,il présente, dans sa manœuvre et son agencement, des complications inu-tiles et inhérentes au mode môme de filtration.
Pour compléter l’exposition des inventions, changements ou découvertesapportés dans la filtration des sirops, nous mentionnerons le fiUre conden-sateur de M. Cousin, de Bordeaux , représenté fig. 12 et 13, pl. 21, et bre-veté pour cinq ans, en date du 29 août 18i0.
C’est le système Taylor modifié. On reconnaît par les figures qu’il secompose d’une capacité cylindrique en cuivre À, ayant à sa base un réser-voir circulaire B pour recevoir toute la vapeur qui se condense dans toutesles parties de ce corps. Cette disposition permet de maintenir la dairce àune certaine température qui la rend propre à acquérir plus promptementle degré de cuisson.
Tout l’ensemble du filtre est surmonté d’une cuvette C, fermant hermé-tiquement et recevant tous les sacs à noir a, par lesquels s’opère la clarifi-cation. Un tuyau d’air t est placé à la partie supérieure de la dite cuvetteafin que la pression sur les matières ne soit jamais exagérée et ne cause,par suite, des accidents.
Lorsque la cuvette est fermée avec soin, l’ouvrier ouvre le robinet b dudécantoir D, et le sirop alimente constamment.
« La cuvette étant en contre-bas du décantoir, dit M. Cousin, le sirop enpresse la partie supérieure tenue par la fermeture d , et n’étant plus encontact avec l’air conserve un fort degré de calorique ; par la pressionqu’il exerce sur les surfaces filtrantes, i! passe au travers d’une plus fortecouche de noir animal ; sa décoloration est supérieure, et les quantités declairce obtenues sont d’un tiers en plus. »
« Un filtre ainsi perfectionné condense une plus grande quantité devapeur et augmente le degré de la claire, ce qui produit un grand avantagepour arriver au point de cristallisation et donner une grande économie decombustible. »
CLARIFICATION. — PREMIÈRE FILTRATION.
DESCRIPTION DES FILTRES EMPLOYÉS DANS LA RAFFINERIE
DE M. PÉRIER FILS , A. PARIS, ET REPÉSENTÉS FIG. 1 A 3, PL. 21.
Pendant longtemps, le filtre Taylor était employé exclusivement à la pre-mière filtration des clarifications; son but était donc de séparer, dans leplus court délai, toutes les matières en suspension dans le sirop; aussi présentait-il, dans sa construction, un moyen simple de multiplier les surfacesfiltrantes dans une enveloppe resserrée. Il se composait d’un sac de cotonde 50 centimètres de large sur 1 mètre de long, contenu dans un fourreau