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l’UBLlCATION INDUSTRIELLE.
ouvert des deux bouts, en toile forte et claire, et large seulement de 18 cen-timètres. Ce fourreau maintenait le sac en coton irrégulièrement plissé,sans que l’on prenne aucun soin pour obtenir cet effet; des ajustages co-niques soudés contre le fond supérieur et le fond inférieur maintenaientles sacs par les deux bouts.
Dans la plupart des raffineries on a heureusement perfectionné les filtresTaylor d’après la modification importée par M. Schroder, de Londres . Yoicicomment :
Dans une grande caisse de 2 mètres en tout sens, on dispose verticale-ment une vingtaine de sacs plats renfermant chacun une claie en osier de3 à 4 centimètres d’épaisseur; ces claies maintiennent l’écartement desdeux parois du sac. Le produit qu’on veut filtrer est versé en entier dansl’espace libre qui environne les sacs, et la filtration, contrairement au sys-tème Taylor, se fait du dehors au dedans. Le liquide filtré s’écoule dans undouble fond par une ouverture ménagée à la partie inférieure du sac. Onvoit de suite les avantages de ce dernier mode de filtration ; les sacs n’ontpas besoin d’être renouvelés si fréquemment, puisqu’il ne s’y fait aucundépôt; par cette raison même la filtration est plus prompte.
Les filtres employés chez M. Périer fils et qui sont aussi une modifica-tion des filtres Taylor, sont représentés en plan, fig. l rc , de manière à lais-ser voir, par une supposition de plans gradués, une portion du filtre vu endessus, une autre dégagée des poches et montrant la grille de bois inter-médiaire, et enfin une troisième permettant de se rendre compte de la grilleinférieure criblée de trous, sur laquelle sont placées les couches de noir.
La fig. 2 e est une coupe verticale et longitudinale de l’ensemble toutmonté et en activité, faite suivant la ligne 1-2.
La fig. 3 e représente la coupe transversale desdits appareils faite suivantla ligne 3-4.
Ces différentes figures sont dessinées à l’échelle de 1/20®.
La caisse A, contenant les matières filtrantes et à filtrer, est formée defeuilles de tôle assemblées et rivées ; l’écartement est maintenu par lesparois même et par une forte entretoise l se boulonnant à l’extérieur; sapartie inférieure est munie d’un robinet B, par lequel s’écoulent les jus cla-rifiés (fig. 1, 2 et 10). A chaque opération nouvelle que l’on veut effectuer,on dispose à l’intérieur de cette caisse les substances et ustensiles suivants :
D’abord les traverses a, qui servent à élever la grille en faux-fond C, à 6 ou8 centimètres du fond réel de la cuve. Cette grille, dont une partie est re-présentée en plan sur la fig. 1, est garnie de poignées b , qui servent à la ma-nœuvre, et est criblée d’une infinité de petits trous c, qui laissent bien passerle liquide, mais qui retiennent parfaitement les couches de noir. On place cesdernières par bandes successives de peu d’épaisseur d, et on a le soin debienles tasser pour éviter les vides qui nuiraient à la filtration; le tout est recou-vert d’une véritable grille en bois D, de sorte que le mélange ou le boursou-flement est impossible et que le liquide atout l’espace qui lui est nécessaire.