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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

chute, mais encore des divers états de la rivière, dans les différentes sai-sons de lannée.

Lorsquon est fixé sur la dépense moyenne, déterminée dans les circon-stances les plus favorables, et sur la plus longue durée, comme aussi sur lachute disponible, avant de faire choix du moteur à y appliquer, il est bondexaminer les avantages et les inconvénients que lun présente par rapportà lautre ; et réciproquement.

Les quatre principaux systèmes employés parmi les moteurs hydrau-liques connus, sont :

1° La roue hydraulique à augets, recevant leau en dessus, soit tout àfait au sommet, soit seulement à peu de distance au-dessous ; nous avonspublié ces roues dans le deuxième et le quatrième volume.

2° La roue hydraulique à aubes planes et à coursier circulaire, recevantleau par une vanne en déversoir; tel est le système détaillé dans le pre-mier volume, et dont nous avons fait connaître des modifications au com-mencement de celui-ci ;

3° La turbine ou roue horizontale, recevant leau sur toute la circonfé-rence à la fois, et la déversant de môme ; telles sont celles décrites dans lepremier, le deuxième et le quatrième volume ; nous venons encore denfaire voir une nouvelle avec un mode de vannage particulier ;

4° Enfin la roue à aubes courbes, dite roue à la Poncelet, recevant leaupar pression, avec vanne inclinée.

Comme ces divers systèmes de moteurs sappliquent également à touteautre usine que les moulins, il nest peut-être pas inutile de rappeler ici,en peu de mots, les avantages et les inconvénients que chacun deux pré-sente dans la pratique, afin quon sache mieux reconnaître celui auquelon doit donner la préférence, lorsquon est sur le point den établir unnouveau.

Les roues à augets, qui sont, sans contredit, les meilleurs moteurs hy-drauliques , cest-à-dire ceux qui, à égalité de chute et de volume deau,produisent le plus grand effet utile, ne peuvent pas sappliquer dans toutesles circonstances; ainsi dans les basses chutes, au-dessous de 2 m à 2 m 50,elles sont inapplicables, parce que, dune part, elles auraient de trop petitsdiamètres, et que, dun autre côté, on ne pourrait donner à leurs augetsune capacité suffisante pour dépenser les volumes deau disponibles. Et,en outre, elles ne peuvent marcher noyées ; par conséquent, lorsque lesniveaux des biefs sont susceptibles de variation notables. Ce nest que dansdes cas tout à fait exceptionnels, comme lorsque les dépenses deau sonttrès-peu considérables, que lon emploie de telles roues; nous en avonsdonné des exemples dans le 1 er et le 2 e volume. Pour les grandes chutes,ces roues tournant lentement, exigent souvent des transmissions de mouve-ment compliquées.

Les roues à aubes planes, emboîtées dans des coursiers circulaires, sontaussi, lorsquon sait leur donner les dimensions convenables, de bons mo-