312
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
chute, mais encore des divers états de la rivière, dans les différentes sai-sons de l’année.
Lorsqu’on est fixé sur la dépense moyenne, déterminée dans les circon-stances les plus favorables, et sur la plus longue durée, comme aussi sur lachute disponible, avant de faire choix du moteur à y appliquer, il est bond’examiner les avantages et les inconvénients que l’un présente par rapportà l’autre ; et réciproquement.
Les quatre principaux systèmes employés parmi les moteurs hydrau-liques connus, sont :
1° La roue hydraulique à augets, recevant l’eau en dessus, soit tout àfait au sommet, soit seulement à peu de distance au-dessous ; nous avonspublié ces roues dans le deuxième et le quatrième volume.
2° La roue hydraulique à aubes planes et à coursier circulaire, recevantl’eau par une vanne en déversoir; tel est le système détaillé dans le pre-mier volume, et dont nous avons fait connaître des modifications au com-mencement de celui-ci ;
3° La turbine ou roue horizontale, recevant l’eau sur toute la circonfé-rence à la fois, et la déversant de môme ; telles sont celles décrites dans lepremier, le deuxième et le quatrième volume ; nous venons encore d’enfaire voir une nouvelle avec un mode de vannage particulier ;
4° Enfin la roue à aubes courbes, dite roue à la Poncelet, recevant l’eaupar pression, avec vanne inclinée.
Comme ces divers systèmes de moteurs s’appliquent également à touteautre usine que les moulins, il n’est peut-être pas inutile de rappeler ici,en peu de mots, les avantages et les inconvénients que chacun d’eux pré-sente dans la pratique, afin qu’on sache mieux reconnaître celui auquelon doit donner la préférence, lorsqu’on est sur le point d’en établir unnouveau.
Les roues à augets, qui sont, sans contredit, les meilleurs moteurs hy-drauliques , c’est-à-dire ceux qui, à égalité de chute et de volume d’eau,produisent le plus grand effet utile, ne peuvent pas s’appliquer dans toutesles circonstances; ainsi dans les basses chutes, au-dessous de 2 m à 2 m 50,elles sont inapplicables, parce que, d’une part, elles auraient de trop petitsdiamètres, et que, d’un autre côté, on ne pourrait donner à leurs augetsune capacité suffisante pour dépenser les volumes d’eau disponibles. Et,en outre, elles ne peuvent marcher noyées ; par conséquent, lorsque lesniveaux des biefs sont susceptibles de variation notables. Ce n’est que dansdes cas tout à fait exceptionnels, comme lorsque les dépenses d’eau sonttrès-peu considérables, que l’on emploie de telles roues; nous en avonsdonné des exemples dans le 1 er et le 2 e volume. Pour les grandes chutes,ces roues tournant lentement, exigent souvent des transmissions de mouve-ment compliquées.
Les roues à aubes planes, emboîtées dans des coursiers circulaires, sontaussi, lorsqu’on sait leur donner les dimensions convenables, de bons mo-