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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qui présente le plus de régularité dans la marche et le plus d’économiedans la consommation du combustible. Devant bientôt publier une tellemachine avec détails, nous pourrons parler de sa construction et de sesavantages d’une manière très-étendue.
Du nombre de paires de meules. — On n’est pas toujours parfaite-ment d’accord sur le nombre de paires de meules à établir, lorsqu’on con-struit un moulin neuf à l’anglaise ; cela tient à plusieurs causes : la pre-mière, que nous regardons comme la principale, est évidemment due auxlocalités, chaque pays travaille d’une certaine manière et par suite faitproduire plus ou moins à chaque paire de meules ; ainsi à Paris , où lesfarines doivent être très-supérieures en qualité, en blancheur, la moutureest faite avec beaucoup de soin, avec des meules très-rapprochées, on pré-fère donner à celles-ci moins de blé à moudre, et obtenir le plus possible defarines premières ; au contraire, dans le midi de la France, dans le Lyon-nais et d’autres localités, on fait beaucoup de farines rondes, de farines dequalité inférieure, de moins belle apparence, ce qui exige de moins serrerles meules, et permet de leur faire moudre beaucoup plus de blé dans lemême temps. La mouture pour le paysan est encore bien moins finie, elleest généralement grossière ; mais il faut dire qu’elle ne se fait guère plusque dans les anciens moulins, dont une partie sont même restaurés ourefaits à neuf, et dans lesquels on cherche nécessairement à faire produirele plus possible à chaque paire de meules. Dans les établissements qui tra-vaillent spécialement pour la guerre, une grande partie des sons restentdans la farine, la mouture est faite à la grosse, on ne fait pour ainsi direque concasser le blé, les meules doivent moudre considérablement et avecpeu de frais et le blutage est aussi très-imparfait.
La seconde cause qui influe sur la détermination des nombres de meulesprovient de l’incertitude sur la force nécessaire pour les mouvoir. On neremarque pas, le plus souvent, que cette force doit être variable, non-seu-lement suivant la quantité de grains que l’on veut faire moudre à chaquepaire de meules, mais encore suivant la nature même des produits que l’onveut obtenir. Cependant la pratique a conduit, à cet égard, à des résultatssuffisamment exacts, pour qu'on sache véritablement se fixer sous cerapport.
Une autre cause, qui doit aussi être prise en considération, est relativeaux dimensions même des meules. Ainsi, celles qui ont l m 50 de diamètre,par exemple, prennent plus de force, toutes choses égales d’ailleurs, queles meules de l m 30, mais aussi elles font plus d’ouvrage, de même lesmeules de l m 60 a l m 75, exigent plus de puissance, et donnent plus demouture, dans un temps donné, que celles de l m 50 ou de 1 m 40. Par con-séquent, on doit être évidemment arrêté sur les diamètres des meules quel’on veut adopter, pour en limiter le nombre à établir d’après la force utiledisponible.
Dans notre opinion, une trop grande quantité de meules ne nuit pas au