PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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bon travail de la mouture, tandis que , au contraire, lorsque le nombren’est pas suffisant, on est obligé de leur faire produire proportionnelle-ment davantage au détriment de la bonne mouture.
Nous avons vu quelquefois se plaindre à tort d’avoir monté trop demeules sur une chute d’eau donnée. Si le fabricant ne connaît pas sonmétier, ce qui arrive dans la meunerie, plus rarement il est vrai aujour-d’hui , s’il ne tient pas son moulin en bon état, s’il n’a pas soin que sesmeules soient toujours bien rhabillées, que tous les mouvements soient biengraissés, que la distribution du grain se fasse bien régulièrement, et enfinque les appareils de nettoyage, de blutage et d’autres accessoires, fonc-tionnent convenablement, on comprend sans peine qu’il dépensera de laforce en pure perte, et que , par suite, il ne pourra pas faire marcher laquantité de meules déterminées. Les meuniers habiles sont tellement con-vaincus de ce résultat qu’ils apportent constamment la plus grande atten-tion à ce que tout le mécanisme soit toujours en parfait état, et ils necraignent pas de renouveler très-souvent le rhabillage qu’ils surveillentavec un soin tout particulier.
Gomme nous l’avons vu, en traitant du gros mécanisme proprement dit(tome 1 er , 3 et 5), le diamètre généralement adopté dans les moulins, pourles meules à l’anglaise, est de l m 30, et leur vitesse est de 115 à 120 révo-lutions par minute. De telles meules, dans les usines bien organisées desenvirons de Paris , ne moulent, en moyenne, que 15 à 16 hectolitres de blépar 24 heures ; mais on obtient aussi 60, 62 et 63 pour % de farine pre-mière, qui est si recherchée par la boulangerie de la capitale.
Dans ces conditions, nous avons trouvé qu’il faut la force d’un chevalutile de 75 kilogrammètres pour moudre moyennement 20 cà 22 kilo-grammes de blé par heure, ou h chevaux environ pour 80 à 88 kilogrammes;nous comprenons, dans cette évaluation, la puissance nécessaire, non-seu-lement pour faire mouvoir le mécanisme des meules, mais encore pourtous les accessoires et appareils de l’usine.
On voit donc, d’après cela, que pour moudre 15 à 16 hectolitres par24 heures (ce qui correspond à 50 ou 51 kilogrammes par heure), il fautune force réelle de deux chevaux et demi, y compris le nettoyage et le blu-tage.
Si donc on a une puissance utile de 15 chevaux, par exemple, on devramonter six paires de meules, dans les conditions qui précèdent, pouremployer convenablement cette force à faire marcher toute l’usine. 11 està remarquer que dans ce compte, nous comprenons la paire de meulesqui peut être en rhabillage ; cette opération se faisant à peu près réguliè-rement tous les cinq à six jours ou toutes les semaines au plus, il y en adonc presque constamment une paire arrêtée et découverte pour êtrerhabillée; le meunier actif s’arrange, d’ailleurs, pour que ce travail sefasse bien, avec rapidité, et, autant que possible, pendant le jour.
Dans les usines, qui font les moutures moins serrées, et qui, par consé-