PUBLICATION INDUSTRIELLE.
327
plus que celui-ci, quoique ce dernier soit généralement préféré, parce queles appareils y sont plus complets et disposés pour marcher d’une manièreplus continue, plus suivie.
Nous devons dire aussi qu’il y a des meuniers qui donnent la préférenceà des meules de l m 40 à l m 50, et quelquefois môme à des meules de l m 60de diamètre, en adoptant néanmoins le mode américain, c’est-à-dire desmeules rayonnées et rhabillées exactement comme celles de l m 30. Ils leurfont faire plus d’ouvrage dans le môme temps qu’à celles-ci, quoiqu’ils leurdonnent une vitesse moindre qui ne s’élève guère qu’à 90 à 100 révolutionspar minute. Ces dimensions plus grandes peuvent présenter un avantage,c’est de simplifier, d’une part, le mécanisme en diminuant le nombre depaires de meules, et de permettre, de l’autre, de tirer parfois mieux partide toute la puissance du moteur. On comprend , en effet, que l’on peutavoir trop de force, dans de certains moments, pour faire marcher unmoulin de plusieurs paires de meules de l m 30, en travaillant bien, et quecette force pourrait être utilisée entièrement avec des meules de l m 50 àl m 60; ou bien il peut arriver que l’on n’a pas assez de puissance pour fairetourner deux paires de petites meules, mais trop pour une seule paire;ou que l’on ne veut pas faire les frais auxquels entraîne tout le mécanisme,tandis qu’avec une seule paire de meules plus grandes, on peut profiter detoute la force et travailler convenablement avec moins de dépense pre-mière, moins de frais d’achat et d’entretien.
Ces considérations ne s’appliquent généralement qu’à des établisse-ments de second ou de troisième ordre, qui n’occupent qu’un nombretrès-restreint de paires de meules. Pour les moulins importants, nousl’avons dit, c’est le diamètre de l m 30 qui a été adopté partout, et on aban-donne aujourd’hui les diamètres plus petits.
Nous aurions désiré ajouter, dans la table qui précède, une colonne rela-tive aux résultats produits par l’accélérateur-Cabanes, que nous avons décritdans le 5 e volume. Mais, pour cela, il serait utile que de nouvelles appli-cations fussent faites dans divers moulins. Comme l’auteur persévère dansl’emploi de cet appareil dont il s’occupe de faire une application en grandà Bordeaux , nous espérons pouvoir y revenir avec détails, et qu’il arriveraà convaincre, comme il dit, les incrédules.
Disposition du gros mécanisme. — Lorsqu’on est arrêté sur le mo-teur et le nombre de meules, il faut chercher la disposition la plus conve-nable à adopter, soit pour la communication du mouvement, soit pour lebeffroi du moulin. Nous sommes entré, à ce sujet, dans des détails assezdéveloppés, en publiant les gros mécanismes de moulins à engrenages(tom. 1 er ) et à courroies (tom. 3 et 5). Le plan fig. 1, pi. 24, et les élévations,fig. 6 et 7, pl. 25, quoique sur une très-petite échelle, peuvent rappeler lepremier système avec beffroi circulaire. Nous n’avons réellement que peude mots à ajouter à ce que nous avons dit sur ce système.
Nous remarquerons seulement que pour arriver à profiter d’un étage sur