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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Réserve (1) qui consistaient, il y a encore peu d’années, en six roues àpalettes marchant par l’impulsion de l’eau , et faisant chacune mouvoir unepaire de meules de deux mètres de diamètre, suivant le système de mou-ture qui était généralement adopté en France . Alimentée par un bras deY Essonne, qui, de ce point, se jette dans la Seine , cette roue a fait mar-cher douze paires de meules , avec les appareils accessoires de nettoyage etde blutage, suivant le mode de mouture américain. Comme la Seine estsusceptible de variations de niveau extrêmement considérables, la hauteurde la chute n’est pas constante ; elle est même telle que de 3 m à 3 m 25 ellepeut quelquefois se réduire à zéro.

Aussi, avant d’arrêter le diamètre et la position du centre de la roue, ilfallut évidemment prendre une hauteur moyenne et convenable pour mar-cher pendant la plus grande partie de l’année, et en utilisant le mieux pos-sible le volume d’eau.

Tl fut reconnu qu’on pouvait adopter une hauteur de chute de 2 m 475,à partir de l’arête supérieure ou de la crête du déversoir (2) , au niveauinférieur moyen, et en admettant que, dans le cas des crues d’eau, la rouepourrait encore marcher lors même qu’elle plongerait de 30 à 35 centi-mètres sans qu’il y ait une différence sensible sur le rapport de l’effet utiledu moteur à la force dépensée.

La roue fut donc construite sur les données suivantes :

1° Une hauteur de chute de 2 m 475 ;

2° Une dépense moyenne de l me 20 ou 1200 litres par seconde.

Cette dépense d’eau fut facile à déterminer à l’aide de deux vannes mo-trices (3), établies en amont des moulins, et dont les dimensions avaientété antérieurement réglées par MM. les ingénieurs des ponts et chaussées,comme la hauteur du niveau supérieur ou de la crête du déversoir.

(1) En 1842, M. Darblay, devenu propriétaire de cette usine, crut devoir y faire établirdeux turbines en remplacement de la roue qu’il vendit à un tilateur des environs. Les fraisénormes que lui causèrent les constructions pour l’établissement de ces turbines lui firentdire à nous-même, qu’il regrettait d’avoir entrepris de tels travaux, et d’avoir fait cechangement.

(2) Un déversoir est un barrage en pierres de taille ou en moellons, établi sur unerivière pour limiter la hauteur du niveau de l’eau. Il sert à laisser écouler spontanémentl’excédant d’eau qui surviendrait dans le bief de l’usine et éviter par là que la hauteurdu repère ne soit trop sensiblement dépassée. Un déversoir doit avoir une largeur déter-minée par l’administration des ponts et chaussées, qui la règle selon le régime des eauxet aussi suivant les localités; il doit, en outre, être accompagné de vannes de déchargearasées à 0 m 08 ou 0 m 10, au-dessus du repère, et placées comme lui en amont de l’usine.

(3) Ces vannes motrices ne sont autres que des vannes verticales, s’ouvrant de bas enhaut, pour permettre l’écoulement de l’eau par le fond ou parla partie inférieure. La dé-pense s’effectue alors par pression ou avec charge sur l’orifice. On verra plus loin com-ment se calcule cette dépense.