PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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l’attireraient en arrière avec eux, la ramèneraient vers le haut en se rele-vant, et, au lieu de la peigner, la réduiraient à l’instant en une massecrépue et indémêlable.
« Oui, sans doute, mes peignes s’enfoncent dans le lin par un mouve-ment circulaire; mais, quand ils se retirent en ramenant le lin avec eux,ils rencontrent les peignes de l’autre série, qui s’emparent de ce lin, lepoussent en avant, et les premiers, devenus libres, remontent derrièreleurs antagonistes et viennent, à leur tour, reprendre le lin, en s’avançantà travers les espaces libres qu’ils laissent entre eux. Voilà le principe dema machine ; voilà ce qui la constitue, ce qui la rend possible ; voilà ce quilui donne ce caractère d’originalité qui frappe tous ceux qui la voientpour la première fois.
« Venons maintenant aux moyens d’exécution.
«Ces moyens comprennent encore une série d’inventions nouvelles,dont on ne paraît pas avoir remarqué l’importance.
« La première de ces inventions partielles consiste dans cette méthode,qui m’appartient entièrement, de peigner chaque mèche de lin des deuxcôtés à la fois, et de commencer et achever le peignage en une seuleopération , en faisant passer les mèches, par un mouvement progressif,entre deux séries de peignes, dont les dents, très-fortes et très-écartées àl’extrémité de la machine par où les mèches arrivent, deviennent de plusen plus fines et plus serrées en approchant de l’autre extrémité.
« Cette méthode de peignage mérite d’autant mieux d’être considéréecomme une invention spéciale, qu’elle est indépendante de la forme et dumode d’action des peignes qui agissent des deux côtés de la mèche ; etcela est si vrai, que j’avais inventé ce système et l’avais réalisé, dèsl’année 1817, dans ma première machine à peigner, et qui ne ressemblaità la machine actuelle que par ce seul principe , de faire passer la mèche,par un mouvement progressif, entre deux systèmes de peignes qui com-mencent et achèvent le peignage en une seule opération.
« Pour faire apercevoir l’importance de ce principe, il me paraît néces-saire de comparer l’opération du peignage dans les machines anglaises etdans les miennes.
« Les machines à peigner anglaises le plus en usage jusqu’en 1833 con-sistent :
« 1° En un prisme carré, d’environ 70 centimètres de côté, tournant surson axe, et portant, sur chacune de ses faces , auprès des arêtes, troispeignes, l’un très-grossier, l’autre moyen, l’autre fin; en tout douzepeignes ;
« 2° En un balancier placé au-dessus de ce prisme , et qui, pendant la
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