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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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doivent être de dimensions bien variables ; ils n’ont évidemment pas besoinde présenter la même force, la même solidité, la même course pour tra-vailler continuellement de petites pièces, comme cela a le plus souvent lieudans la filature, que lorsqu’ils doivent travailler de grosses pièces, commeles gros mouvements de moulin, les cylindres, les arbres, les manivellesde grandes machines. Il faut évidemment qu’un constructeur sache pro-portionner la force et la dimension de ses outils au travail qu’il est suscep-tible de faire le plus ordinairement. On conçoit, en effet, qu’il y auraitpeu de prudence, et surtout peu de raison d’économie , à avoir un tourparallèle, par exemple, de 8 à 10 mètres de longueur sur 1 mètre de large,si ce tour ne devait être destiné qu’à travailler des pièces de petites dimen-sions , de 2 à 3 mètres de long, par exemple, sur 0 m 3 à O” 1 4 de diamètreau plus. Il serait aussi peu raisonnable de faire une machine à mortaiserd’une dimension analogue à celle que nous publions, si elle n’avait jamaisà raboter ou à rainer que de faibles pièces.

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous pardonner cette digres-sion, dans laquelle nous avons cru devoir entrer pour démontrer l’utilitédes machines-outils en général, autant que pour faire comprendre qu’ondoit chercher à bien les appliquer dans les diverses circonstances. Reve-nons donc à la description de la machine à mortaiser, que nous noussommes proposé de faire connaître dans cette livraison.

Cette machine a pour objet de pratiquer, par un rabotage vertical et alter-natif, des rainures droites ou inclinées, des mortaises carrées ou rectangu-laires dans des pièces de fer, de fonte ou de cuivre, et de raboter au besoindes surfaces intérieures ou extérieures de peu d’étendue. En origine, ellefut construite sur des dimensions assez faibles, et par suite peu applicablesà la confection des pièces importantes ; elle n’était alors généralement des-tinée qu’à faire des rainures dans l’intérieur des roues d’engrenages, despoulies, ou d’autres pièces de petits diamètres et de peu de hauteur.

MM. Sharp et Roberts, de Manchester, qui se sont fait une réputationeuropéenne pour la construction des machines-outils, et qui n’en construi-sent pas moins des métiers de filatures, des machines à vapeur, des loco-motives, etc., établissent aujourd’hui cette machine sur des dimensionstrès-grandes ; dans celle que nous allons décrire, la principale pièce quicompose le bâtis pèse plus de 4,000 kilogrammes.

M. Cavé en a établi plusieurs sur une échelle plus considérable encore,et qui peuvent non-seulement mortaiser et raboter verticalement, maisencore au besoin aléser des cylindres ; la disposition qu’il a adoptée pourcela n’est plus la même que celle de la machine de MM. Sharp et Roberts,comme on pourra le voir par la description et les dessins donnés dans le2 e volume de ce recueil.