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PUBLICATION 7 INDUSTRIELLE.
M. Cartier, qui a cherché aussi à faire des rainures ou mortaises dansl’intérieur des roues, a eu l’heureuse idée d’appliquer son procédé, qui estextrêmement simple, au tour même qu’il emploie pour tourner et aléserles grandes pièces ; il a, de cette sorte, l’avantage d’éviter le déplacementde la pièce à aléser pour la rainer, et il peut en outre faire la rainure, quelque soit d’ailleurs le diamètre de cette pièce.
Dans la machine à mortaiser de MM. Sharp et Roberts, l’outil, qui a laforme d’un bec-d’âne de menuisier, a un mouvement rectiligne alternatifet constamment vertical, tandis que la pièce à raboter peut avoir, soit unmouvement circulaire très-lent, que l’on est alors obligé de donner à lamain, soit un mouvement rectiligne qui la fait avancer sous l’outil dansune direction perpendiculaire à celui-ci ; cet avancement est déterminé parl’appareil même, de sorte que, dans ce cas, la pièce étant mise en place etla machine en action, celle-ci travaille seule sans le secours de l’ouvrier,qui n’a alors qu’à surveiller.
Enfin, on peut encore donner à la pièce les deux mouvements rectiligneet circulaire en même temps , le premier par la machine, le deuxième parl’homme, pour permettre de suivre, en rabotant, une certaine courbecomme celle qui limite le contour extérieur d’une manivelle ou d’une têtede bielle, etc. On peut de plus faire prendre à cette pièce une certaine in-clinaison, s’il est nécessaire que sa surface, rainée ou rabotée, ne soit pasperpendiculaire au plan inférieur ou supérieur de la pièce, comme cela seprésente dans les roues de locomotive, où les rainures faites dans le moyeune sont pas égales aux extrémités, mais plus profondes à un bout qu’àl’autre, afin de donner de l’entrée.et du serrage aux clés en fer qui doiventles assujétir sur leur arbre.
Nous allons, dans la description qui suit, examiner successivement lesdifférentes parties qui composent cette belle et importante machine, afind’en connaître les différents mouvements, que nous venons de résumer enquelques lignes. Nous aurons donc à examiner :
i° Le bâtis, qui est une des principales pièces de la machine ;
2° Le porte-outil et son mouvement;
3° Le chariot qui porte la pièce à travailler et son mouvement.
DISPOSITION GÉNÉRALE DE LA MACHINE,
DU POETE-OUTIL ET DU CHARIOT (PLANCHES 6 , 7 ET 8).
Construction du bâtis. — Les constructeurs ont donné au bâtis uneforme toute particulière et bien appropriée, du reste, à toute la machine.Ce bâtis est d’une seule pièce en fonte A, dans laquelle on a ménagé à pro-pos des ouvertures, et qui se trouve convenablement renforcée par desnervures, comme le montrent les sections faites fig. 3 et à, pl. 6.