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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
que de produire un frottement assez considérable ; aussi éprouve-t-on unecertaine peine à faire marcher les tiroirs à la main pendant les premièresmises en train. Du reste, cette disposition, que l’on a conservée dans cesystème de machines, ne pourrait évidemment pas s’appliquer dans lesmachines à haute pression, parce que la température de la vapeur étantbeaucoup plus élevée, la garniture serait détruite en peu de temps. La dis-position des orifices d’admission et de sortie est toute différente, commeon le verra dans les volumes suivants, et le tiroir est entièrement libre.
Les couvercles des boîtes à tiroirs ne sont fixés sur ces dernières quepar un seul boulon, comme on peut le voir sur le détail, fig. 11, pl. 17 ;il en résulte qu’on a la plus grande facilité pour les enlever quand on veutvisiter les tiroirs, serrer ou renouveler les garnitures. Ils doivent être, dureste, comme les autres joints, serrés sur des rondelles de plomb, cou-vertes d’un mastic de minium et de blanc de céruse, et qui sont préalable-ment interposées entre leur surface horizontale inférieure et celle supé-rieure des boites de distribution.
Comme dans toutes les machines fixes, on a placé à l’entrée de l’orifice d,dans l’épaisseur de la boîte supérieure E, fig. 2 et 11, une soupape ou valvemobile e, montée sur un axe de rotation qui, suivant l’inclinaison qu’elleoccupe, augmente ou rétrécit le passage de la vapeur pour en régler laquantité, et par suite accélérer ou modérer l’activité de la machine. Nousverrons plus loin comment le mouvement est imprimé à cette valve, pourqu’elle puisse ainsi varier de position, et par suite changer les dimensionsde l’orifice.
Mouvement des tiroirs de distribution. — Nous avons dit que lesdeux tiroirs G, G' sont liés par une tige verticale en fer qui traverse lecentre de leur cloison. Cette tige se compose de trois parties qui formentle prolongement l’une de l’autre ; la première g, fig. 11, attachée au tiroirsupérieur par un écrou, est assemblée à la seconde g' par un canon oumanchon creux en fonte I, qui, s’appuyant sur la cloison du tiroir infé-rieur, se lie à ces deux portions de tige par des clavettes qui les traversent.Enfin, la deuxième partie est assemblée avec la troisième g 2 par un boulon,comme une charnière de compas, afin de former articulation au-dessousdu tiroir inférieur. Cette disposition, tout en permettant de régler exac-tement l’écartement des deux tiroirs, présente l’avantage de ne pas lescontrarier dans le mouvement rectiligne et vertical qui leur est imprimé,quoique la partie inférieure de la tige g 2 puisse tendre à s’écarter de cettedirection.
Pour que la vapeur ne puisse s’échapper des boîtes de distribution par lemouvement de la tige des tiroirs qui les traverse, celle-ci est enveloppéed’un tube en fonte I', qui d’un bout s’assemble, d’une manière fixe, avec