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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

détail indiqué en plan et en coupe lîg. 29 et 30, pl. 18.) Pour introduire cesécrous qui ont une forme de queue d’aronde sur toutes les faces, commeun tronc de pyramide à base quarrée, on a ménagé dans le corps du pistondes cavités plus longues et qui, en même temps, sont plus larges à l’entrée,c’est-à-dire vers la circonférence extérieure; de sorte que, lorsqu’ils sontà leur place respective, ils ne peuvent évidemment s’enlever, quel que soitle tirage des vis qui les traversent. Il importe de tourner chaque vis au furet à mesure, et d’une faible quantité à la fois, afin que le couvercle soitbien repoussé parallèlement, et qu’il exerce une pression égale sur toutela garniture. Il faut aussi empêcher les vis de se desserrer, ce qui pourraitavoir lieu pendant le mouvement du piston, à cause de la grande élasticitéque toutes les tresses acquièrent ; pour cela on adapte sur le couvercle,après que le piston est en place et que les vis sont serrées au degré conve-nable, des cintres en fer dont les extrémités coïncident exactement avecl’un des côtés des têtes de vis ; celles-ci ne peuvent donc tourner et restentainsi bien maintenues dans leurs écrous.

Le corps du piston est lié à sa tige en fer L par une clavette rectangu-laire en fer et quelquefois en acier; pour que cet assemblage soit solide ,le bout de la tige est légèrement conique de bas en haut, de sorte qu’enserrant la clé, celle-ci fait coïncider la tige avec toute l’ouverture égale-ment conique pratiquée au centre du piston. Cette tige doit être conduitedans une direction rigoureusement verticale, sans quoi elle serait forcéedans son mouvement, elle se courberait ou se romprait, et le piston ten-drait à ovaliser le cylindre. Le système adopté pour diriger cette tige ver-ticalement, et que Watt a appliqué dans ses machines à basse pression, estappelé parallélogramme ; nous allons voir, en l’étudiant dans toutes sesparties, qu’il est encore construit pour conduire aussi verticalement la tigedu piston de la pompe à air.

DU PARALLÉLOGRAMME , DU BALANCIER ,

DE LA BIELLE ET DE LA MANIVELLE.

Parallélogramme. — La moufle ou douille en fonte n qui est ajustéeà l’extrémité supérieure de la tige du piston, est solidement liée avec ellepar une clavette de serrage et par deux clés à talons; elle est aussi tra-versée par l’axe horizontal en fonte o (fig. 2), qui sert à l’assembler avecles brides M du parallélogramme. Cet axe se termine par des tourillonsqu’embrassent les coussinets dont les brides sont munies, pour leur per-mettre d’osciller légèrement autour de lui, dans leur mouvement ascen-sionnel et descensionnel ; il ne peut tourner sur lui-méme, car il est retenupar le bout de la tige du piston qui y pénètre en dessous d’une petite