PUBLICATION INDUSTRIELLE.
149
du piston à vapeur, et que le centre fixe des guides Q est pris sur la ligneverticale représentant l’axe du cylindre, et passant par le milieu de laflèche de l’arc décrit par l’extrémité du balancier.
Tout l’ensemble de ce parallélogramme se compose, comme on vientde le voir, d’un grand nombre de pièces qui, toutes d’ajustement, re-viennent fort cher à établir, et exigent les soins les plus minutieux ; aussiles constructeurs, qui adoptent ce système, doivent-ils apporter la plusgrande attention, la plus grande surveillance dans leur exécution. Pourles machines à balancier, sans condensation, on n’a évidemment qu’à sim-plifier le système de parallélogramme ; mais, lorsque, avec la tige du pis-ton à vapeur, on doit encore guider la tige du piston de la pompe à air,on ne peut guère apporter de simplifications que dans les formes ou dansle mode d’exécution. Toutes les parties du parallélogramme étant à arti-culations, il importe aussi que les coussinets soient bien graissés, bienentretenus, sans quoi ils seraient susceptibles de se gripper, et d’user ra-pidement les tourillons.
Balancier et son arbre. — Le balancier N est une des pièces prin-cipales de la machine; fondu d’une même pièce, sa longueur n’est pasmoins de 5"' 488, mesuré du centre de suspension des brides M à celui dela bielle; sa hauteur, au milieu, est de 0 m 828, et il est de plus renflé au-tour de son axe pour former un large et fort moyeu capable de résister àtout l’effort qu’il est susceptible de recevoir et de transmettre. Le troupratiqué au centre de ce moyeu est octogonal, comme la section du corpsde l’arbre N', dont l’ajustement est fait avec le plus grand soin ; des ron-delles tournées, en fer, sont placées de chaque côté du balancier pourcacher cet assemblage, comme on peut le voir par la coupe verticalefig. 4. Les bords extérieurs du balancier, dans le sens de sa longueur, ontla forme parabolique en dessus et en dessous (fig. 1 et 2) : ces bords sontgarnis de moulures arrondies que l’on distingue bien dans les coupestransversales (fig. 3, 4 et 9), et qui ajoutent à la solidité de la pièce ; uneforte nervure horizontale, existant au milieu et de chaque côté du pan-neau, consolide encore le balancier, et se raccorde avec les renflementsménagés autour de chacun des axes en fer qui le traversent en divers points.Nous avons déjà vu que ses extrémités sont tournées cylindriques pourformer tourillons, et recevoir, d’une part, l’axe p auquel sont suspenduesles premières chapes M du parallélogramme; et, de l’autre, un axe sem-blable p', qui lie cette extrémité avec la tête de la bielle ; nous avons vuaussi (fig. 10) que ces axes sont ajustés libres sur chaque tourillon, et ysont retenus par des calottes sphériques en fonte n et n', qui, tout en ter-minant le balancier, y sont fixées par un boulon à clavette qui s’y trouveentièrement logé.