PUBLICATION INDUSTRIELLE.
219
Cette disposition diffère ainsi de la plupart de celles adoptées dans les toursà chariot ou dans les machines à raboter établis jusqu’alors, et dans lesquelson a pu remarquer qu’au lieu de faire des rainures sur les côtés supérieursdu banc, on fait, au contraire, venir de fonte des saillies bien dres-sées , dont l’une est droite et horizontale, et l’autre est à section triangu-laire , comme on l’a supposé sur le banc de tour (7 placé sur le chariotpour être seulement raboté. Le constructeur, en adoptant une dispositiondifférente, a eu principalement pour but d’éviter les pertes d’huile ou degraisse, qui, dans ce cas, séjourne au fond des rainures, comme dans unréservoir établi exprès, tandis que dans le premier cas elle tend naturelle-ment à s’en échapper, de sorte que les surfaces restent onctueuses, etglissent avec moins de facilité. Pour que le chariot soit mieux maintenu,mieux guidé dans sa marche rectiligne, M. Whitvvorth, et avec luiquelques autres constructeurs, ont préféré pratiquer deux rainures paral-lèles, plutôt que de laisser une partie méplate d’un côté et faire la cou-lisse triangulaire de l’autre seulement ; il est vrai qu’alors l’ajustement estbeaucoup plus difficile, et exige une très-grande précision ; toutefois,comme ce travail doit être fait sur une machine à raboter, avec de l’atten-tion , un ouvrier intelligent et soigneux peut y parvenir en peu de temps ,et quand il a le soin d’essuyer la machine souvent, pour enlever la pous-sière ou les copeaux qui séjourneraient dans les rainures, on peut tra-vailler bien des années sans usure sensible.
Le chariot qui porte la pièce à dresser est une large plaque de fonte C,de même longueur que le banc et sur laquelle sont ménagées des entaillesà queues qui permettent d’y loger les têtes des boulons, en les faisantglisser aux points convenables pour y assujétir la pièce. Les appendices dqui régnent sous la plaque sont évidemment dressées, avec la plus grandeexactitude, pour coïncider avec les faces des coulisses ; mais on a eu le soinde ne pas les faire toucher au fond de celles-ci : elles ne doivent rigoureu-sement bien porter que sur les deux faces inclinées.
MouvexVient du chariot qui porte la pièce. — Deux chaises, ousupports e, sont aussi venues de fonte, au-dessous du milieu de la plaque,pour recevoir les tourillons de deux galets mobiles D. Ces chaises sontmunies de chapeaux que l’on resserre à volonté par des vis. La sectiontransversale (Gg. 2) et la coupe horizontale détaillée (Gg. 15), donnent bienla forme de ces galets ou poulies à rebord d’un côté, disposés pour engre-ner avec une longue vis de rappel E, placée dans l’axe de la machine. C’estau moyen de cette vis et des galets que le mouvement de translation estcommuniqué au chariot et par suite à la pièce à travailler.
Il paraît que depuis longtemps on avait essayé l’application d’une vis àsimple ou à double Glet, pour déterminer ce mouvement rectiligne dans