PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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au lieu d’employer deux roues à rochet, on peut n’en avoir qu’une seuleet cependant obtenir le même effet qu’avec les deux. Il suffit, pour cela,de donner à la denture la forme des dents droites d’une roue d’engrenageen fonte ordinaire, et de disposer un cliquet à deux becs, que l’on engagealternativement, en le maintenant au moyen d’un ressort ; on peut, à l’aided’une poignée, le dégager pour le changer de place à volonté.
Par ce qui précède, on peut aisément se rendre compte de trois mou-vements combinés et distincts que la machine doit avoir pour obtenir l’effetvoulu, savoir :
1° Le mouvement rectiligne alternatif du chariot qui porte la pièce àraboter ;
2° Le mouvement demi-circulaire du porte-outil à chaque extrémité duchariot ;
3° Le mouvement transversal et très-peu sensible du même porte-outil.
Ces trois mouvements, ou ces trois opérations, ont lieu en même tempset à chaque course, sans que l’un nuise à l’autre. Ainsi, l’avancement del’outil, qui s’effectue pendant qu’il tourne sur lui-même, comme on vientde le voir, ne le gêne en aucune manière et n’en opère pas la rotation avecmoins de précision ; cet avancement est en effet tellement faible qu’il nedevient, pour ainsi dire, pas sensible, et que par cela même il ne peutapporter aucun dérangement dans le mouvement des pièces qui doiventfaire faire le demi-tour au porte-outil.
Mouvement descensionnel du porte-outil. — Nous avons encore àexaminer, pour terminer l’étude de cette belle machine, le mécanisme biensimple qui a été additionné au porte-outil pour lui permettre de rabotersoit des surfaces inclinées, soit des rainures ou des mortaises plus ou moinsprofondes. Cette addition consiste dans l’application de la vis de rappel x,dont il a été déjà question, et qui est renfermée dans l’évidement du dis-que circulaire en fonte U (fig. 12 et 18); cette vis traverse l’écrou en cuivrex' adapté à la boîte cylindrique Z, et se termine au-dessus par une têtequarrée qui permet de la faire tourner à la main à l’aide d’une clé ordi-naire; on fait ainsi monter ou descendre la boite et son cylindre A', soitpour régler l’outil à la hauteur convenable au-dessus de la pièce à raboter,soit pour le faire marcher à chaque course.
Si, au contraire, l’outil doit descendre, conduit par la machine mêmeau lieu d’être mû à la main, on peut aisément l’obtenir par la dispositionadditionnelle suivante :
Sur la partie supérieure non taraudée de la vis de rappel x, est ajusté