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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
un canon à embase y , dont la surface extérieure est filetée; mais les filetsqui s’y trouvent pratiqués sont d'un pas tellement grand, que dans la hau-teur entière du canon on n’en peut avoir qu’une partie, comme l’indiquel’élévation (fig. 3); sur ce canon, ainsi fileté, est ajustée une bague encuivre a' de peu d’épaisseur et formant écrou ; en deux points diamétrale-ment opposés de cette bague, on peut faire appuyer deux vis b', taraudéesdans l’épaisseur des branches de la fourchette Y (voyez le plan fig. 11) ;au-dessous de l’embase du canon, et toujours sur la même vis, sont ajus-tées deux petites roues à rochets z, dont les dentures sont différemmentinclinées et surmontées de leurs cliquets correspondants s'. Le tout estdisposé de telle sorte, que lorsque les vis b 1 sont pressées contre la bague,si on desserre les coussinets renfermés dans la pièce d’ pour rendre latige e' libre, et par conséquent immobile, la bague a', dans le mouve-ment alternatif de la fourchette, marchera avec elle et fera en mômetemps tourner le canon y sur lequel elle est filetée ; celui-ci ne tour-nera évidemment que d’une faible quantité, puisque ses filets sont très-allongés, mais en même temps il entraînera l’un des cliquets s', celui supé-rieur qui lui est attaché, et par suite la roue correspondante z tourneraproportionnellement, et avec elle la vis de rappel sur laquelle elle estadaptée; puisque le pas de cette vis est très-fin, son écrou x ne descendraque d’une faible quantité. Comme on ne peut jamais faire travailler l’outilqu’en remontant, il est évident que la seconde roue à rochet inférieure etson cliquet servent comme pièce d’arrêt, pour empêcher la première roueet sa vis de rappel de se détourner.
Cette disposition, qui est, comme on le voit, aussi simple qu’ingénieuse,ne peut, dans tous les cas, s’appliquer qu’en ne faisant travailler l’outil quedans une position verticale, c’est-à-dire, pour pratiquer les rainures surdes arbres ou d’autres pièces en métal. Elle ne pourrait plus être appli-cable dans le cas où le porte-outil serait incliné, comme on est obligé dele placer, lorsqu’il doit dresser de certaines surfaces qui sont obliques parrapport au plan du chariot.
Nous avons vu dans l’établissement de M. Whitworth, à Manchester, ungrand nombre de machines à raboter de toutes dimensions ; c’est évidem-ment le constructeur qui en a fourni le plus.
LÉGENDE EXPLICATIVE DES PLANCHES 21, 22 ET 23.
PL 21, fig. ire. y ue de f ace parle bout de la machine à raboter, du côtédes engrenages de mouvement.