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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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dire, pas encore bien comprises, et par conséquent où les ouvriers capablesde les conduire, de les réparer, sont extrêmement rares, on conçoit sanspeine que l'on doive rechercher les appareils simples, faciles à entretenir,et peu dispendieux d’achat. Sous ce point de vue, la machine à rotule peutêtre appliquée, surtout établie sur de petites dimensions, c’est-à-dire quandelle ne dépasse pas 8 à 10 chevaux.

Mais il n’en est pas toujours ainsi en industrie : il ne faut pas seulementavoir égard à la simplicité de l’appareil, il faut encore faire entrer encompte la consommation du combustible. Or, il est aujourd’hui un faitbien reconnu, c’est que ce ne sont pas les machines les plus simples deconstruction, en apparence, celles qui coûtent le moins, qui soient pourcela les plus économiques. Une machine à vapeur peut coûter fort bonmarché d’achat, et cependant devenir, au bout de quelques années, plusdispendieuse qu’une autre plus compliquée, et qui aurait coûté davantageen premier lieu. Il est des localités, en France surtout, où le combustibleest à un prix extrêmement élevé, et par conséquent l’économie à apporterde ce côté, dans l’emploi d’une machine à vapeur, doit être sérieusementétudiée, avant d’adopter plutôt tel système que tel autre.

Ainsi supposons, par exemple, un établissement situé dans une localitéoù le charbon revient à 3 fr. 50 c. l’hectolitre du poids moyen de 80 kil.,et admettons que cet établissement ait besoin d’une machine à vapeur dela force de 15 chevaux : le chef de cet établissement pourra trouver desmachines de cette puissance, avec la chaudière, pour 15,000 fr., mises enplace, et d’autres pour 20,000 fr., et même pour 25,000 fr.

Il est évident que la différence énorme existante entre ces différents prixde machines de même puissance, ne résulte pas seulement de la plus oumoins bonne confection, du plus ou moins de soin apporté dans l’exécutiondes parties les plus importantes et qui fatiguent le plus, mais bien plusencore du système proprement dit de chaque machine, système qui, dansles unes, ne consommera que 3 à 4 kilog. de charbon par heure et parcheval, et dans d’autres en consommera jusqu’à 5 et 6 kilog.

Or, si la machine de 15 chevaux, qui a coûté 15,000 fr., brûle, parexemple, 5 kilog. par heure et par cheval, et qu’elle doive travaillerpendant 350 jours de l’année, et 12 heures par jour, on voit que la con-sommation totale en combustible pendant l’année sera de

5 X 15 X 12 x 350 = 315,000 kilog.ou environ 3,938 hectolitres,

qui, à 3 fr. 50 c. l’hectolitre, coûteront 13,783 francs.

Si, au contraire, une machine de même force, ayant coûté 25,000 fr.